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Le dossier "Florange" menace-t-il le pacte de compétitivité?

Le dossier Florange n'en finit plus de mettre le gouvernement dans une position délicate, et interfère avec les négociations sur les contreparties du pacte de compétitivité.

Le dossier Florange n'en finit plus de mettre le gouvernement dans une position délicate, et interfère avec les négociations sur les contreparties du pacte de compétitivité. - -

A l'heure où les discussions vont bon train sur les contreparties au crédit d'impôt accordé aux entreprises, les syndicats pourraient durcir leur position. La faute à un sentiment de trahison sur le dossier Florange/ArcelorMittal.

Derrière le pacte de compétitivité, il y a un pacte de confiance, ce que rappellent régulièrement l'Elysée, et Louis Gallois, auteur du rapport. Il s’agit d’une sorte de contrat moral entre l'Etat et les entreprises qui vont bénéficier du crédit d'impôt: l'Etat leur accorde une baisse des charges, mais les entreprises doivent s'en servir pour investir ou maintenir l'emploi.

C'est sur cette base que les partenaires sociaux tentent de se mettre d'accord sur les contreparties, pour le premier trimestre 2013.

L'objectif du gouvernement est que les sociétés se limitent à des principes de gouvernance, afin que les salariés vérifient en toute transparence la bonne utilisation du crédit.

Mais le dossier Florange/ArcelorMittal a changé la donne. Une partie de la majorité estime que Mittal a trahi ses engagements, et que l'Etat doit nationaliser l'entreprise. Tous ceux qui défendent cette ligne pourraient se méfier de ce pacte de confiance entre l'Etat et les entreprises. Ils seraient tentés de demander des contreparties plus contraignantes aux futures bénéficiaires du crédit d'impôt.

Mathieu Jolivet