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La pause du pacte de stabilité en zone euro "est essentiel" pour Amélie de Montchalin

La secrétaire d'État chargée des Affaires européennes était invitée sur BFM Business pour réagir aux mesures européennes annoncées afin d'endiguer la crise du coronavirus.

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles! C'est le discours martelé par le gouvernement depuis une semaine pour justifier ses mesures économiques au niveau national mais aussi au niveau européen, comme l'a encore expliqué, ce lundi, la secrétaire d'État chargée des Affaires européennes Amélie de Montchalin, qui était invitée sur BFM Business.

"Beaucoup des règles européennes ont été créées pour des temps connus, pour des situations dont on savait comment on pouvait les organiser. Aujourd'hui, on est dans l'inconnu. Et face à cet inconnu, effectivement, c'est très important que nous puissions prendre des mesures exceptionnelles" explique Amélie de Montchalin dans Good Morning Business. "Nous devons nous battre, non seulement pour sauver des vies, mais aussi pour sauver des emplois et notre économie".

"Je crois qu'il y a un sursaut"

"On voit bien que c'est en solidaire, pas en solitaire, que l'on va s'en sortir" souligne la secrétaire d'Etat. "Les institutions européennes, que ce soit la Commission (européenne, NDLR), la BCE… Bref, beaucoup d'institutions européennes, aujourd'hui, jouent le jeu, changent leurs règles, prennent des actions qu'elles ne prenaient pas avant. Et là, je crois qu'il y a un sursaut."

"Quoi qu'il en coûte, nous mettrons les moyens qui s'imposent" insiste la secrétaire d'État chargée des Affaires européennes. La mise en pause du pacte de stabilité européen et sa fameuse limite des 3% de déficit, "qui fonctionnait en temps connu", c'est "essentiel" pour que "nous nous laissions le temps qu'il faut pour sortir de la crise" assure Amélie de Montchalin.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé vendredi dernier la suspension des règles de discipline budgétaire de l'UE, une mesure inédite qui permettra aux Etats membres de dépenser autant que nécessaire pour lutter contre les conséquences économiques et sanitaires du coronavirus.

Thomas Leroy