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La Grèce va manquer de liquidités d'ici "deux semaines"

Le financement du pays pose toujours problème.

Le financement du pays pose toujours problème. - John Thys - AFP

Athènes et ses créanciers ne sont toujours pas parvenus à un accord sur le financement du pays. La Grèce risque donc de se retrouver très vite à court de liquidités.

La Grèce a beau avoir montré sa bonne volonté, le déblocage des 7,2 milliards d'euros de prêts n'est pas encore effectif. Et cela va très rapidement poser problème.

La Grèce a déclenché lundi la procédure pour rembourser 750 millions d'euros au FMI, qu'elle devait effectuer mardi 12 mai. Cette annonce est survenue alors qu'Athènes et ses créanciers tentaient de nouveau lundi d'avancer vers un accord sur le déblocage des 7,2 milliards d'euros de prêts, suspendus depuis des mois. Les tractations piétinent depuis fin février. Et aucun accord n'est encore en vue.

Et le ministre grec des Finances, Yanis Varoufaki, a déclaré que la Grèce risque être à court de liquidités d'ici "deux semaines".

"Plus d'efforts" nécessaires

"La question des liquidités est terriblement urgente", a déclaré Yanis Varoufakis à l'issue d'une nouvelle réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles. "En terme de calendrier, nous parlons des deux prochaines semaines", a-t-il ajouté.

Il a estimé que l'Eurogroupe n'avait "pas jugé utile de mentionner aujourd'hui" ce problème de liquidités, préférant insister "publiquement sur les grandes avancées obtenues".

Dans un bref communiqué, les ministres des Finances de la zone euro ont "salué les progrès" dans les négociations entre Athènes et ses créanciers, tout en insistant sur le fait que "plus d'efforts" étaient nécessaires en vue d'un accord, dans un bref communiqué lundi.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a salué au cours d'une conférence de presse un "nouvel état d'esprit" qui a permis "des avancées", avec "un rapprochement des positions sur certains sujets". Il a notamment cité la réforme de la TVA, "la création d'une agence indépendante pour l'administration des revenus", la gestion du problème des prêts non performants comme "des avancées qu'il ne faut pas sous-estimer"

Mais "il reste des écarts importants à combler", a-t-il poursuivi, citant en particulier la réforme des retraites.