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La gratuité des transports a un coût: 10 millions d’euros

En perdant les ventes de billets à l’unité, les forfaits et les amendes, le manque à gagner pourrait atteindre 3,5 millions pour samedi, 2,5 millions pour dimanche et, pour lundi, 4 millions d’euros.

En perdant les ventes de billets à l’unité, les forfaits et les amendes, le manque à gagner pourrait atteindre 3,5 millions pour samedi, 2,5 millions pour dimanche et, pour lundi, 4 millions d’euros. - Eric Piermont (AFP)

Pour réduire la pollution, le STIF (Syndicat des transports d’Île-de-France) a décidé de rendre gratuits les transports en commun. Cette décision représenterait un manque à gagner de 10 millions d’euros.

Pour lutter contre la pollution, la décision du STIF ((Syndicat des transports d’Ile de France) ravit les usagers. Jean-Paul Huchon, Président du Conseil du STIF et Président de la région Île-de-France ont décidé dès vendredi 20 mars, avec les opérateurs (SNCF, RATP et Optile) de "mettre en oeuvre la gratuité des transports sur leurs réseaux respectifs en Île-de-France".

Sage décision pour la santé publique. Mais pour les transporteurs, l’addition risque d’être plutôt salée, d’autant plus que cette opération concerne toutes les zones (de 1 à 5).

En perdant les ventes de billets à l’unité et les forfaits à ceux qui ne disposent pas de coupons Navigo, le manque à gagner pourrait atteindre 10 millions d’euros. Sans oublier les amendes des fraudeurs.

Cette somme se répartit avec une perte de 3,5 millions pour samedi, 2,5 millions pour dimanche et, pour lundi, il pourrait atteindre 4 millions d’euros. L’an dernier, la même décision avait été prise, pour les mêmes raisons.

Quel montant l'Etat prendra à sa charge ?

Durant ces trois jours de transports gratuits, le manque à gagner était identique, soit 10 millions. L’État avait décidé de prendre à sa charge la moitié de la note puisque cela concerne avant tout un problème de santé publique.

Cette année, quelle part prendra l’État ? Difficile à dire. Comme l’indique Le Figaro, cette semaine, un « bras de fer » a opposé la mairie de Paris et les représentants du gouvernement pour déterminer la part de chacun.

L’État pourrait partager les amendes des automobilistes qui ne respectent pas la circulation alternée. Elles s’élèvent à 22 euros en cas de paiement immédiat, passé un délai de trois jours, elles sont de 35 euros. En 2014, 3000 infractions ont été verbalisées en une seule mâtinée pour ce motif à Paris et en banlieue.

Pascal Samama