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La galette des rois au bureau : un sujet à débordement

Ce vendredi 4 janvier, de nombreux salariés vont être contraints de déguster une galette. Une journée d'angoisse pour certains qui en sont prêt à aller jusqu'à avaler la fève.

Aujourd'hui nous sommes le vendredi 4 janvier et c’est un jour particulier.

Non, Michel n’a pas pris sa journée pour tenter de calculer son nouveau salaire net après le passage à l'impôt à la source. Il va tout simplement manger une galette. Il aurait aussi pu aussi prendre un RTT pour répondre à la masse de vœux qu’il a reçu, mais on ne peut pas traiter tous les sujets à la fois. Chaque sujet important aura sa propre chronique.

Car oui, la galette des rois est un sujet grave. L’épiphanie au bureau est en effet une source d'angoisse très importante et une partie de la population des bureaux de France va passer une mauvaise journée.

La raison de ce désarroi c’est bien sur la fève. Des générations entières de salariés ont mis leur vie en jeu, en l'avalant tout simplement. Car si c’est déjà pénible de devoir lécher la frangipane d'un santon avant de le sortir gracieusement de sa bouche un dimanche en famille, au milieu de la salle de réunion d'un open space ça devient cauchemardesque.

La fève : une humiliation

Et les rois ? les reines ? Quel moment d'humiliation ! Si vous avez la fève, c’est comme si tous les malheurs du monde s'abattaient sur vous. Qui choisir ? Un stagiaire ? un chef ? le laveur de vitres ? Tous vos choix seront forcement mauvais.

Autre possibilité, vous n'avez pas la fève, mais vous êtes l’heureuse élue de Michel. En tant que reine, il tient absolument à ce que vous portiez la couronne jusqu'à ce soir 17 H. La journée va potentiellement être très longue. Voilà pourquoi certains salariés en sont réduit à avaler la fève, au péril de leur vie.

Alors évidemment, nous n’avons aucune statistique précise à vous fournir sur le nombre de collaborateurs qui ont déjà avalé un roi mage en porcelaine entre l'imprimante et la poubelle de cartons, en plein mois de janvier. Mais il est très probable que ces salariés soient très nombreux, qu'ils nous écoutent ou nous lisent et que cette chronique leur fasse du bien. Et pour leur faire encore plus de bien, il faut se rendre à l’évidence : la galette des rois au bureau perd du terrain. C’est clairement un sujet à débordement (les passages sous la table, les rois, les reines etc ) que certaines directions préféreraient éviter.

Conclusion : les chances pour que ce midi vous n'ayez pas de galette sont assez fortes. En 2019, au bureau, c'est beaucoup moins dangereux de faire un concours de pulls moches que d'organiser une galette des rois.