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La France, "pays de l’année" pour The Economist

The Economist désigne chaque année le "pays de l'année".

The Economist désigne chaque année le "pays de l'année". - Philippe Lopez - AFP

Le magazine libéral salue notamment l’action d’Emmanuel Macron, et les réformes engagées par ce dernier.

L’élection d’Emmanuel Macron n’en finit plus de ravir The Economist. Le magazine britannique, qui assume une ligne très libérale, l’a une nouvelle fois prouvé en désignant la France "pays de l’année" 2017.

Pour justifier son choix, le célèbre hebdomadaire évoque sa satisfaction d’avoir vu "un jeune ex-banquier" gagner la course à l’Élysée "sans le soutien des partis traditionnels". Mais aussi d'avoir anéanti le clivage gauche-droite en cours depuis des décennies, et éjecté la "vieille garde" hors de l’Assemblée au profit de jeunes députés de La République en marche.

"M. Macron a fait campagne pour une France ouverte aux personnes, aux biens et aux idées venues de l’extérieur, ainsi qu’à son évolution sociale au niveau domestique", poursuit The Economist. "En six mois, avec son parti, il a réussi à faire passer une série de mesures incluant une loi anti-corruption et une réforme du très rigide droit du travail français", se félicite-t-il.

"La fin de l'ancien régime"

Quant aux critiques sur le supposé narcissisme d’Emmanuel Macron, le magazine les balaye d’un revers de main. "Ils oublient peut-être qu’avant son arrivée, le pays semblait irréformable - et ne laissait le choix aux électeurs qu’entre la sclérose (sic) et la xénophobie".

Saluant la "fin de l’ancien régime", The Economist conclut son hommage en remerciant le président français d’avoir éliminé Marine Le Pen qui, en cas de victoire, aurait "détruit l’Union européenne".

Chaque année, The Economist récompense un pays ayant "changé significativement lors des 12 derniers mois", ou ayant "rendu le monde meilleur". En 2017, la France était ainsi en concurrence avec la Corée du Sud.

Y.D.