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L’Allemagne accélère le rythme des privatisations

Le gouvernement allemand envisage de céder les 15% du capital qu'il détient dans la Deutschbank, une participation estimée à 5 milliards d'euros

Le gouvernement allemand envisage de céder les 15% du capital qu'il détient dans la Deutschbank, une participation estimée à 5 milliards d'euros - -

Le ministre de l’Economie allemand a assuré ce jeudi qu’il fallait céder rapidement les participations de l’Etat au capital de différentes sociétés. Il faut dire que le moment y est propice.

Il faut accélérer le rythme des privatisations en Allemagne. C'est ce qu'a annoncé le 27 décembre le ministre de l'Economie, Philipp Rösler. L'Etat allemand possède de nombreux actifs dans le pays. Les vendre permettrait au pays d'atteindre l'équilibre budgétaire, bien avant 2016, la date prévue.

C'est un double effet d'aubaine: pour l'Etat allemand, puisqu’en ce moment, la valorisation de ses actifs est en hausse. Et pour les investisseurs, à l’heure où le rendement des obligations se tasse.

Les banques et les aéroports prêts à être cédés

Les privatisations ont déjà commencé au début du mois avec la vente d'un portefeuille d'immobilier commercial pour un peu plus d'un milliard d’euros. Pour le reste, une commission indépendante devra établir la liste des actifs privatisables.

Deux sociétés sont déjà sur les rails de la privatisation. Il s’agit de la compagnie de chemin de fer, Deutsche Bahn, après une tentative avortée en 2008, et de Deutsche Bank, dont l'Etat allemand possède 15% du capital, soit environ 5 milliards d’euros.

Commerzbank est également privatisable : le deuxième établissement bancaire du pays est valorisé à 8 milliards d’euros.

Et la liste des candidats ne s'arrête pas là : il reste encore trois aéroports à Berlin, Munich et Cologne. De quoi accélérer le remboursement de la dette du pays : un peu plus de 3000 milliards d'euros.

Pierre Rigo