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José Manuel Barroso: "nous ne sommes pas dogmatiques"

José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a accordé un entretien exclusif à BFM Business en marge du G7 de Bruxelles.

José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a accordé un entretien exclusif à BFM Business en marge du G7 de Bruxelles. - -

En marge du G7 à Bruxelles, le président de la Commission européenne a accordé un entretien exclusif à BFM Business, ce mercredi 4 juin. Il est notamment revenu sur le programme de stabilité présenté par la France, mais aussi sur le dossier BNP.

Souvent au coeur des critiques, notamment lors de la campagne des élections européennes, José Manuel Barroso a surpris son monde en validant partiellement la stratégie budgétaire de la France lundi dernier. Ce qui lui a valu de nouvelles attaques, pour ce que certains ont considéré comme de la complaisance à l'égard de la deuxième économie européenne.

Ce mercredi 4 juin, le président de la Commission européenne s'en est défendu, dans un entretien exclusif accordé à BFM Business. "Soit on nous attaque parce qu’on est trop dur, soit parce qu’on fait preuve de mansuétude", a-t-il ironisé. "La Commission fait des analyses objectives. Il existe une certaine flexibilité, et nous mettons aujourd’hui l’accent sur les réformes. Nous ne sommes pas dogmatiques. Les autorités françaises nous ont présenté un programme de réformes qui nous paraît crédible. Maintenant, il faut voir leur mise en œuvre", a-t-il poursuivi. "Mais il ne nous paraît pas correct de mettre en cause les assurances que le gouvernement nous a données".

Dossier BNP: vers un soutien de Bruxelles?

José Manuel Barroso est également revenu sur un dossier brûlant: la possible amende record que pourrait se voir infliger BNP Paribas de la part des autorités américaines.

Et le dirigeant a laissé entrevoir un éventuel soutien européen au dossier français: "pour le moment, nous pensons que c’est aux instances judiciaires de résoudre le problème. Ceci dit, il va de soi que politiquement la commission appuie toujours ses Etats membres lorsqu’ils ont un intérêt légitime à défendre", a-t-il ainsi assuré. "C’est notre vocation: défendre l’intérêt général européen. Mais dans ce cas précis, il faut une clarification sur le plan juridique avant de prendre une décision".

Y. D.