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ISF: les yachts et les jets dans le viseur du rapporteur du budget

Joël Giraud le rapporteur du Budget

Joël Giraud le rapporteur du Budget - Jean-Luc Hauser - Wikimedia Commons - CC

Le député LaREM et rapporteur du Budget Joël Giraud explique au Parisien que sortir les signes extérieurs de richesse de l'ISF "n'est pas possible".

Le nouvel ISF, l'IFI (impôt sur la fortune immobilière) ne plaît pas à tout le monde. Le gouvernement a fait le choix de la simplicité en ne conservant, dans le périmètre de cet impôt sur le patrimoine, que le patrimoine immobilier.

Ce qui de facto exclut le patrimoine financier mais aussi ce que l'on appelle communément les "signes extérieurs de richesse": voitures de luxe, yacht, jet, etc.

Une situation qui dérange jusque dans les rangs de la majorité et notamment le rapporteur LaREM du Budget Joël Giraud. Le député des Hautes-Alpes affirme ainsi au Parisien ce vendredi que si ces biens sortent effectivement de l'ISF, ils devront être davantage taxés.

Des amendements en vue?

"Les yachts, les jets privés, les chevaux de course, les voitures de luxe ou encore les lingots d'or ne sont plus pris en compte dans le nouvel impôt sur la fortune immobilière (ISF). Ce n'est pas possible! Des symboles de ce genre doivent être beaucoup plus taxés. Un yacht, c'est m'as-tu-vu, ce n'est pas productif pour l'économie…", s'exclame-t-il auprès du journal francilien.

Mardi déjà, Joël Giraud avait affirmé à Challenges que l'exclusion de ces biens de l'IFI "sera bien compliqué à justifier et pas très en ligne avec notre volonté d'exonérer l'épargne productive au service de l'économie". "Nous creuserons le sujet en commission et nous proposerons peut-être des amendements", ajoutait-il.

Mercredi, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner avait semblé faire preuve d'une certaine ouverture sur le sujet en déclarant que "si les parlementaires trouvent le moyen de neutraliser une sorte d'organisation fiscale qui ne permette pas de financer l'économie réelle, ils seront parfaitement dans leur rôle".

J.M.