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Grèce: un accord à l'arraché qui reste à valider

La tâche s'annonce ardue pour Alexis Tsipras

La tâche s'annonce ardue pour Alexis Tsipras - Louis Solaro - AFP

Les dirigeants européens sont, aux termes de longues et difficiles négociations, parvenus à un accord permettant de négocier un troisième plan d'aide au pays et de le maintenir ainsi dans l'euro. Ce au prix d'importantes concessions de la part d'Athènes.

Il aura fallu un week-end riche en rebondissements et 17 heures de négociations dans la nuit de dimanche à lundi. Mais ce matin, à 8h30, les Européens pouvaient l'affirmer: un accord a enfin été trouvé.

François Hollande a ainsi pu se féliciter "d'une décision historique" qui "permet à la Grèce de rester dans la zone euro". Manuel Valls, lui a ensuite emboîté le pas, jugeant que cette décision montre "que le couple franco-allemand est indestructible, même dans les moments de tensions".

D'importantes concessions pour Athènes

Il est vrai que Berlin, qui a clairement envisagé une sortie de la Grèce de la zone euro, s'est finalement rangé aux côtés de Paris. Mais de fait, si l'accord noué ce lundi matin évite un Grexit et permet aux banques grecques de toujours bénéficier de l'aide d'urgence de la BCE, "le chemin sera long et difficile" pour la Grèce, comme l'a déclaré Angela Merkel, elle-même.

Car en échange d'un accord pour négocier une troisième aide financière qui s'élèvera entre 82 et 86 milliards d'euros, les Grecs ont consenti d'importants sacrifices. Sur BFMTV, le ministre grec de la réforme administrative, Georges Katrougalos, a d'ailleurs reconnu que son pays a accepté "un accord forcé".

Hausse de la TVA, réforme des retraites et du marché du travail, constitution d'un fonds devant amasser 50 milliards d'euros grâce aux privatisations...la pilule est dure à avaler pour Athènes. En témoigne le succès sur Twitter du hashtag #ThisIsACoup au travers duquel les internautes dénoncent ce qu'ils considèrent comme un "coup d'Etat" mené par les Européens pour mettre la Grèce à genoux.

L'aval des parlements nationaux

Autant d'éléments qui vont rendre la tâche d'Alexis Tsipras délicate. Ce dernier va en effet devoir faire approuver par le Parlement grec, mercredi, l'accord noué ce matin. Plusieurs membres de son parti, Syriza, ont déjà fait savoir qu'ils pourraient voter contre.

Mais le Premier ministre grec n'est pas le seul dans cette situation. Pour être validé, l'accord trouvé ce lundi va nécessiter cette semaine l'aval de pas moins de huit parlements nationaux, dont la France et l'Allemagne. Si François Hollande ne devrait pas rencontrer le moindre problème, Angela Merkel va devoir batailler pour convaincre les députés les plus frileux de sa formation politique, la CDU (conservateurs).

Enfin, certains soucis demeurent. Ce lundi, l'Eurogroupe (réunion des ministres des Finances de la zone euro) n'avaient toujours pas réussi à trouver une solution pour accorder à Athènes un premier financement transitroire, devant lui permettre d'honorer ses échéances les plus urgentes, notamment auprès de la BCE. Le sujet est "extrêmement complexe", a à ce titre fait valoir le chef de file de l'Eurogroupe, fraîchement réélu, Jeroen Dijsselbloem.

Autant d'éléments qui démontrent que si le feuilleton grec s'oriente désormais vers une issue un peu plus proche du Happy end, celui-ci est encore loin d'être acquis.

>> Revivez cette journée "historique" du 13 juillet

20h28 - La Maison Blanche salue "des avancées importantes"

La Maison Blanche a salué lundi l'accord conclu entre la Grèce et les dirigeants de la zone euro, jugeant qu'il s'agissait d'un pas en avant important et "crédible" dans la bonne direction. "Les Etats-Unis se félicitent de cet accord", a déclaré Josh Earnest, porte-parole de Barack Obama, tout en soulignant que des "étapes importantes" restaient encore à franchir.

19h59 - Varoufakis révèle les raisons de sa démission

On connait désormais davantage ce qui a poussé l'ex-ministre grec des Finances à la démission. Officiellement parti parce que les autres ministres des Finances de la zone euro ne voulaient plus négocier avec lui, Yanis Varoufakis donne une version différente au magazine britannique New Statesman.

il révèle avoir en fait perdu à quatre contre deux lors d'une réunion de cabinet après la victoire du non, au cours de laquelle il prônait une ligne dure.

Il avait alors prévu plusieurs mesures "pour faire peur à la BCE". En premier lieu, il comptait émettre des IOU (en référence à la phrase "I owe you", "je vous dois en anglais"), à savoir des reconnaissances de dettes libellées en euro. Il comptait également appliquer des décotes sur les obligations grecques et "prendre le contrôle de la Banque de Grèce des mains de la BCE".

Autant d'actions laissant entrevoir selon lui une possible sortie de la Grèce de l'euro, sans le faire pour autant, et avec la certitude, explique-t-il, qu'il n'y avait de toute façon aucun moyen légal de la pousser dehors. Le tout pour intimider et obtenir un meilleur accord des créanciers.

"Mais ce soir-là, regrette-t-il, le gouvernement a décidé que la volonté du peuple, ce 'non' retentissant, ne devait pas être le déclencheur de cette approche énergique (...) au contraire cela allait mener à des concessions majeures à l'autre camp".

19h36 - L'accord, "une perte de souveraineté pour la Grèce", selon l'Argentine

"C´est une perte de souveraineté pure et simple. Le FMI demande au Premier ministre grec Alexis Tsipras de signer pour que le Fonds impose comment gérer l´argent" des Grecs, a dénoncé le chef du gouvernement argentin, Anibal Fernandez.

19h25 - Le troisième plan d'aide pourrait nécessiter quatre semaines pour être mis en place

Selon le chef de file de file de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, il faudrait quatre semaines plutôt que deux pour boucler ce troisième plan d'aide. Et même avec ce calendrier, "certains me qualifient d'optimiste", fait-il valoir. "Nous savons que le temps est compté pour la Grèce mais il n'y a pas de raccourcis possibles", a déclaré de son côté Klaus Regling, le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), fonds de secours appelé à débloquer plusieurs dizaines de milliards d'euros pour la Grèce.

18h59 - La Frange dure de Syriza pourrait voter contre l'accord mercredi

Un groupe de députés de la frange dure de Syriza, rassemblés au sein de la "Plate-forme de gauche", pourraient s'opposer à l'accord sur un troisième plan d'aide à la Grèce intervenu tôt ce matin à Bruxelles, a-t-on déclaré de source proche de cette faction.

"La Plate-forme de gauche est encline à voter contre", a-t-on dit à la presse au sein de la faction. "Ils pourraient (les députés de cette faction) se porter présents, ou voter contre, ou encore s'abstenir", a-t-on ajouté.

18h44 - Consultez la déclaration de l'Eurogroupe

Pour lire en détail la déclaration de l'Eurogroupe (la réunion des ministres des Finances de la zone euro) sur l'accord c'est ici.

18h35 - Toujours pas d'accord sur un financement transitoire

Tout juste reconduit, le chef de file de l'Eurogroupe, Jeroen Dijssebloem a indiqué que les ministres des Finances de la zone euro n'ont toujours pas trouvé de solution pour débloquer un financement transitoire pour la Grèce et lui permettre ainsi de faire face à ses échéances financières les plus urgentes. "C'est très complexe", a-t-il fait valoir.

18h33 - "Il reste beaucoup à faire" pour Jack Lew

Pour Jack Lew, le secrétaire américain au Trésor, les Européens ont encore du pain sur la planche. "Les promesses (contenues dans l'accord, ndlr) vont requérir des décisions difficiles de l'ensemble des parties et beaucoup reste à faire", a-t-il déclaré dans un communiqué, tout en saluant un "important pas en avant".

18h30 - Une grève de 24h mercredi en Grèce

Le syndicat grec des fonctionnaires, Adedy, a appelé à une grève de 24 heures mercredi, jour probable du vote au Parlement de nouvelles mesures de rigueur, décidées lundi à l'aube à Bruxelles, en échange d'un nouveau prêt sur trois ans à la Grèce.

Il s'agit de la première grève de ce syndicat depuis l'arrivée au pouvoir de Syriza.

18h23 - La Grèce a accepté "un accord forcé" pour son ministre de la réforme administrative

Interrogé sur BFMTV, le ministre grec de la réforme administrative Georges Katrougalos, a reconnu que son pays a accepté "sous pression des mesures assez pénibles".

"Il y a eu l'opposition de deux visions différentes de l'Europe. Une Europe de l'austérité et une Europe sociale associée aux droits sociaux et aux libertés". Dans ce contexte "nous avons livré bataille contre la majorité de nos créanciers", ce qui a abouti a accepté cet accord, a-t-il poursuivi.

"J'espère toutefois que tout le monde a vu que notre Premier ministre a fait tout ce qui était possible pour faire cet accord, un accord forcé il est vrai", a affirmé le ministre grec qui espère que "nous resterons unis dans le vote de vendredi". A cette date, le Parlement grec devra en effet valider les mesures imposées par les créanciers européens. Un scrutin qui s'annonce sous haute tension.

18h02 - Dijsselbloem réélu à la tête de l'Eurogroupe

Ce n'est peut être pas l'annonce qui était la plus attendue mais Jeroen Dijsselbloem, le ministre néerlandais des Finances, a été réélu à la tête de l'Eurogroupe (réunion des ministres des Finances de la zone euro).

17h45 - Le FMI "prêt à travailler" avec la Grèce

Le porte-parole du fonds, Gerry Rice, a déclaré dans un communiqué que le FMI est "prêt à travailler avec les autorités grecques et les partenaires européens pour aider à faire avancer cet effort important". Gerry Rice faisait ainsi référence à l'accord noué après 17heures de négociations.

17h39 - Les Bourses européennes terminent en nette hausse

Le CAC40 a clôturé en nette hausse (+1,94%) saluant l'accord annoncé par les Européens dans le dossier grec. Les autres places européennes sont sur la même tendance. Francfort a ainsi gagné 1,49%, Madrid 1,71%, Milan 0,88% et Londres 0,89%.

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16h49: "Grexit", "aGreekment", "ELA", connaissez vous les mots de la crise grecque?

La crise grecque a mis sur le devant de la scène plusieurs termes et néologismes auparavant inconnus. Si vous n'êtes pas encore familier avec les termes "aGreekment", "IOU" ou encore "ELA", vous pouvez lire notre lexique consacré à la crise grecque.

15h59: l'aide transitoire à la Grèce, "un sujet difficile"

Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent cet après-midi pour discuter notamment de l'aide financière transitoire nécessaire à la Grèce pour tenir à court terme. Le ministre finlandais des Finances, Alexander Stubb a déjà prévenu qu'il s'agissait d'un sujet "difficile".

15h46 - Un accord "important" mais "encore beaucoup de travail" à faire pour Moscovici

Sur Twitter, le commissaire européen en charge des Affaires économiques a salué "un accord important qui permet à la Grèce de poursuivre ses réformes pour rester dans la zone euro". Mais Pierre Moscovici a également reconnu qu'il reste "beaucoup de travail" à accomplir, c'est-à-dire des lois à voter ou encore des solutions à chercher pour régler des échéances financières urgentes.

15h42 - "Cette crise a révélé le vrai visage de l'UE" (Marine Le Pen)

Pour la leader du Front national, la crise grecque a "révélé le vrai visage de l'Union européenne et il est désastreux".

Elle est "révélateur au sens chimique de la réalité de l'UE et de l'une de ses créatures, l'euro", a déclaré Marine Le Pen lors d'un point presse. 

L'accord s'apparente "à une mise sous tutelle de l'économie" et à un "catalogue de cruauté", a-t-elle affirmé reprenant les mots de l'hebdomadaire allemande Der Spiegel. Au final, "ce troisième plan ne vise pas à aider les Grecs mais, une nouvelle fois, les banques".

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14h58 - Les banques grecques resteront fermées pour une durée encore inconnue

Le gouvernement grec a décidé lundi de prolonger de nouveau la fermeture des banques pour une durée qui devait être annoncée lundi soir, a indiqué à l'AFP une source du ministère des Finances, ayant requis l'anonymat.

Selon des responsables du secteur bancaire cités par Reuters, cette fermeture devrait durer au moins jusqu'à jeudi.

Les établissements grecs n'ont plus ouvert leurs portes puis le 29 juin dernier.

14h50 - La BCE maintient les prêts d'urgences aux banques grecques

Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de maintenir au niveau actuel ses prêts d'urgence (ELA) en faveur des banques grecques, selon un porte-parole de l'institution. A l'heure actuelle, le montant de ce plafond est d'environ 89 milliards d'euros.

14h45 - Rajoy salue un "accord équilibré"

Le chef du gouvernement conservateur espagnol Mariano Rajoy a salué à Madrid l'"accord équilibré" conclu entre la Grèce et la zone euro, insistant sur le nécessaire respect des engagements de toutes les parties.

"Je crois que c'est un accord équilibré", a déclaré le dirigeant au cours d'une conférence de presse. Il "renforce la monnaie commune" et permettra à la Grèce de renouer avec "la croissance et la création d'emplois", à condition que "tout le monde (...) respecte ses engagements", a-t-il encore déclaré.

13h54 - Le vote du Parlement allemand devrait avoir lieu vendredi

Les députés allemands devraient se prononcer vendredi sur le principe d'un troisième plan d'aide international à la Grèce, a annoncé le président du Bundestag, Norbert Lammmert.

Interrogé sur la date à laquelle les députés allemands, en vacances, pourraient être convoqués en session extraordinaire, Norbert Lammert a répondu : "Il semble bien que cela soit pour vendredi matin", précisant toutefois qu'il fallait auparavant que les députés grecs légifèrent d'ici à mercredi, comme l'exigent leurs créanciers. Le vote allemand doit donner un mandat au gouvernement pour les négociations proprement dites sur cette nouvelle aide.

13h31 - Podemos évoque "un coup d'état"

Un responsable régional du parti Podemos, l'allié espagnol du parti grec Syriza, a dénoncé l'accord entre la zone euro et la Grèce.

"Ce que l'on recherche en Grèce, c'est à faire un coup d'Etat financier, transformer (le pays) en protectorat", a déclaré Pablo Echenique, ex-député européen et actuellement député régional.

"La solidarité européenne n'existe pas", a dénoncé l'élu, premier responsable de Podemos a réagir à l'accord conclu à Bruxelles.

12h30 - La Bourse de Paris franchit le cap des 5.000 points

La Bourse de Paris cherchait à se stabiliser au-dessus des 5.000 points lundi à la mi-journée (+2,09%), dopée par l'accord entre la zone euro et la Grèce pour négocier un troisième plan d'aide au pays.

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12h - "François Hollande s'est hissé au niveau de l'histoire", Valls

Manuel Valls est l'invité de BFM TV ce 13 juillet et il salue le travail de François Hollande. "François Hollande s'est hissé au niveau de l'histoire". Il réaffirme que la France sera au rendez-vous ces prochains mois. "Il faut tirer les leçons de cette crise". Il souligne que "l'Europe est toujours en construction". 

"Le couple franco-allemand est indestructible". "J'en ressors convaincu de ce couple, convaincu de la France".

Il rappelle que l'économie grecque est asphyxiée. "Il faut les aider". "Il faut respecter les peuples". Et selon lui, le peuple grec a été respecté.

Pour lire l'interview de Manuel Valls sur BFM TV, cliquez ici

10h54 - La BCE pourrait conserver l'ELA en l'état

La Banque centrale européenne (BCE) devrait observer le statu quo sur le mécanisme de fourniture de liquidité d'urgence (ELA) aux banques grecques au terme des discussions de son Conseil des gouverneurs lundi, ont déclaré des sources au fait du dossier. Deux sources ont précisé qu'elles ne pensaient pas que le plafond de l'ELA serait relevé pour le moment dans la mesure où Athènes doit maintenant adopter les lois nécessaires à la mise en oeuvre de réformes exigées par les créanciers de la Grèce en échange d'une aide financière. "Je suis sûr que (le gouverneur de la Banque de Grèce) Yannis Stournaras le demandera mais je suis également sûr que les gouverneurs n'augmenteront pas l'ELA", a dit l'une des sources.

10h49 - Le taux à 10 ans de la Grèce recule

Le taux à 10 ans de la Grèce reculait fortement lundi matin sur le marché obligataire en zone euro, profitant de l'annonce d'un accord entre la zone euro et la Grèce pour négocier un troisième plan d'aide.

Peu après 10H30, le taux à 10 ans du pays refluait à 11,923% contre 13,583% vendredi sur le marché secondaire où s'échange la dette déjà émise. Sur le marché obligataire, les taux d'emprunt évoluent en sens inverse de la demande et des prix. De leur côté, les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie remontaient après avoir reculé dans les premiers échanges pour atteindre respectivement 2,151% contre 2,129% et 2,145% contre 2,134%, tandis que les taux allemands et français suivaient la même tendance à 0,913% contre 0,898% et 1,296% contre 1,283%.

09h46 - Tspiras: "nous avons livré jusqu'au bout un combat juste"

Alexis Tsipras affirme que "nous avons réussi à restructurer la dette. Nous avons réussi à assurer un financement à moyen terme. La décision prise aujourd'hui permet à la Grèce de préserver des conditions de stabilité financière".

Le gouvernement grec a "livré jusqu'au bout un combat juste" qui a débouché sur un "accord difficile" mais garantissant la "stabilité financière" et la relance en Grèce, a déclaré lundi le Premier ministre Alexis Tsipras. "La grande majorité du peuple grec va soutenir cet effort (...) nous continuerons à nous battre" pour "les réformes radicales dont la Grèce a besoin", a-t-il ajouté, à l'issue de 17 heures de négociations ayant renoué le dialogue entre Athènes et ses partenaires pour le renflouement du pays.

"Un programme de croissance de 35 milliards et la restructuration de la dette feront comprendre aux marchés qu'un Grexit n'est plus d'actualité".

09h35 - Hollande : "tout n'est pas joué"

Le président français François Hollande a salué dans l'accord conclu lundi à Bruxelles "une décision historique" qui "permet à la Grèce de rester dans la zone euro", soulignant en même temps "le choix courageux" du Premier ministre grec, Alexis Tsipras. "La crédibilité de l'Europe aurait été atteinte s'il n'y avait pas eu d'accord aujourd'hui", a affirmé le président français, à l'issue d'un sommet exceptionnel de la zone euro. Il a fait valoir que l'accord, conclu au terme de dix-sept heures de négociations marathon, comprenait "un reprofilage de la dette" d'Athènes "par un allongement des échéances, des maturités et par une négociation des intérêts".

François Hollande rappelle que "tout n'est pas joué" parce que les parlements nationaux doivent se prononcer sur l'accord obtenu avec la Grèce. "S'il n'y avait pas eu d'accord, la BCE n'aurait pas pu fournir d'autres liquidités aux banques grecques".

Il annonce un "reprofilage" de la dette grecque portant sur les échéances et les intérêts.

09h26 - "Le Grexit a disparu" selon Juncker

"Le Grexit a disparu", a affirmé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans une brève déclaration à l'AFP, se félicitant de l'accord conclu lundi sur un troisième plan d'aide à la Grèce, qui évite in extremis une sortie du pays de la zone euro. "Nous avons trouvé un accord, il fut laborieux", a aussi souligné Jean-Claude Juncker lors d'une conférence de presse. "Depuis le début, la Commission n'a cessé d'insister sur le fait que nous ne saurions accepter une quelconque forme de Grexit".

09h24 - Merkel donne sa recommandation au Parlement allemand

Angela Merkel dit pouvoir recommander au Parlement allemand avec "entière confiance" l'ouverture des discussions d'aide.Elle ne demandera pas de vote de confiance au Parlement, "un plan B en cas de Grexit ne s'impose pas puisque le plan A a été accepté".

Par ailleurs, la chancelière affirme que la Grèce demandera une nouvelle aide au FMI lorsque le programme en cours aura expiré, en mars 2016. "Les trois institutions reprendront la supervision normale du programme d'aide". Elle précise "l'Eurogroupe est prêt, si nécessaire, à accorder un délai de grâce et des échéances plus longs après un 1er examen du programme grec". "Le chemin sera long et difficile"

09h21 - Dijsselbloem espère un mandat officiel pour négocier l'aide de la Grèce avant la fin de la semaine

Les Parlements nationaux qui doivent voter sur le projet d'aide européenne à la Grèce le feront probablement cette semaine, a espéré lundi le patron de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, qui espère un mandat officiel pour négocier l'aide à la Grèce avant la fin de la semaine. "Dans les prochains jours, mardi ou mercredi, les Grecs légiferont. Le plan dans son ensemble devra être approuvé, mais aussi les premières actions" exigées par les créanciers, a déclaré Jeroen Dijsselbloem à la presse à l'issue d'un sommet de l'Eurgroupe validant un projet de troisième plan d'aide à la Grèce. "Une fois que cela a été fait, nous aurons un Eurogroupe téléphonique, probablement mercredi, qui sera le signal pour les autres Parlements (...) mercredi, jeudi ou vendredi", a-t-il ajouté, soulignant que les Parlements étaient bien évidemment souverains. "Quand ils auront fait cela, nous aurons alors une décision plus formelle" pour démarrer les négociations, a précisé Jeroen Dijsselbloem.

09h15 - Tusk rappelle que le Parlement grec doit donner son accord

Les dirigeants européens se sont accordés lundi sur le principe d'un nouveau plan d'aide à la Grèce, a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk, lors d'une conférence de presse après une longue nuit de tractations entre Athènes et ses créanciers.

"Aujourd'hui, nous n'avions qu'un seul objectif. Après 17 heures de négociations, nous y sommes enfin parvenus. Vous pouvez dire que nous avons un "aGreekment" (contraction de 'agreement' et 'Greek' ndlr)", a dit Donald Tusk. "Il y a des conditions strictes à remplir. (...) Cette décision donne à la Grèce une chance de se remettre sur le droit chemin avec le soutien de ses partenaires européens." Mais il rappelle que le Parlement grec et les autres parlements devront donner leur accord avant l'ouverture de nouvelles négociations.

09h13 - "L'accord permet à la Grèce de rester dans la zone euro", Hollande

François Hollande affirme que l'accord permet à la Grèce de rester dans la zone euro. "C'était l'objectif". Il précise que "nous avons pris le temps. Il fallait consacrer du temps pour que tout soit discuté, regardé, dit". Le Président français voulait garder ce rapport franco-allemand.

"S'il y a pas de cohésion, il n'y a pas d'accord". Il précise que "les ministres des Finances seront chargés de définir des mesures d'accompagnement à court terme, le temps de sceller l'accord". Mais il fallait aussi qu'Alexis Tsipras puisse "faire valoir ses attentes et ses propositions. Il a fait un choix courageux. Mais il savait que c'était les conditions pour bénéficier des 80 milliards". "Maintenant, le Parlement grec va se réunir pour adopter de nouvelles réformes. Les parlements nationaux également.

Pour l'Assemblée nationale se sera mercredi. Et des négociations vont être ouvertes." "Il faut plus de croissance, sinon la dette ne sera jamais soutenable". Il rappelle qu'il était important d'être solidaire de la Grèce."Pendant un moment nous avons pu craindre de perdre un pays". Le travail de ces prochains jours et de ces prochains mois sera de renforcer la zone euro.

09h - Les Bourses ouvrent dans le vert

Le CAC 40 ouvre en hausse de 1,7% après l'annonce d'un accord sur la Grèce. Société Générale est la plus forte hausse de l'indice parisien avec un bond de 2,4%, BNP Paribas progresse de 2% et Crédit Agricole de 1,9%.

La Bourse de Londres a ouvert en nette hausse lundi, l'indice FTSE-100 des principales valeurs prenant 62,84 points ou 0,94% dans les premiers échanges. La Bourse de Francfort a ouvert en hausse marquée lundi, juste après l'annonce d'un accord unanime de la zone euro pour négocier un troisième programme d'aide pour la Grèce. L'indice vedette Dax a démarré sur une progression de 1,53% à 11.489,17 points. Dans les premiers échanges, le MDax des valeurs moyennes avançait de 1,03% à 20.443,40 euros.

L'euro remonte face au dollar après l'annonce d'un accord sur la Grèce. Vers 9H10 (7H10 GMT), l'euro valait 1,1154 dollar contre 1,1149 vendredi soir, la devise européenne étant même montée à 1,1194 dollar avant l'ouverture des marchés à 08H57 (06H57 GMT).

08h58 - Accord unanime de la zone euro pour négocier un 3e programme d'aide

Les dirigeants de la zone euro sont parvenus lundi matin à un accord avec la Grèce qui bénéficiera d'une aide du Mécanisme européen de stabilité (MES) en contrepartie de la mise en oeuvre par Athènes de réformes sérieuses, a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk. "A l'unanimité, le sommet de la zone euro a trouvé un accord. Tout est prêt pour un programme du MES destiné à la Grèce avec des réformes sérieuses et un soutien financier", a déclaré Donald Tusk sur Twitter.

Quels sont les engagements de la Grèce pour obtenir un plan d'aide?

Au terme de deux jours de négociations, les dirigeants de la zone euro ont adopté ce 13 juillet, un plan de sortie de crise pour maintenir la Grèce au sein de l'union monétaire. Mais le pays va devoir se livrer à de lourdes réformes.

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25 milliards d'euros d'un fonds de privatisation pour le secteur bancaire

La Grèce doit développer un programme de privatisation ambitieux et doté d'une meilleure gouvernance par le biais d'un fonds indépendant qui monétisera les actifs publics notamment par le biais de privatisations, lit-on dans le texte du communiqué publié lundi à l'issue d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro.

Ce fonds sera basé en Grèce et géré par les autorités grecques sous la supervision des autorités européennes compétentes.

"La monétisation des actifs sera l'une des sources du remboursement prévu du nouveau crédit du MES (Mécanisme européen de sécurité) et de la génération, durant la durée de vie du nouveau crédit, d'un total projeté de 50 milliards d'euros, dont 25 milliards d'euros seront affectés au remboursement de la recapitalisation des banques et d'autres actifs et 50% de chaque euro restant (soit 50% de 25 milliards d'euros) sera employé à réduire le rapport de la dette au PIB, tandis que les 50% restants seront affectés aux investissements", lit-on dans le communiqué.

D. L. et J.M. avec agences