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Grèce: la deuxième fournée de réformes déposée au Parlement

Les nouvelles réformes sont arrivées au Parlement.

Les nouvelles réformes sont arrivées au Parlement. - Andreas Solaro - AFP

Le Parlement va se prononcer sur un deuxième volet de réformes qui ne font pas l'unanimité dans le pays. Un nouveau test pour Alexis Tsipras et son gouvernement.

Tsipras avance pour satisfaire aux exigences des créanciers. Le gouvernement grec a déposé mardi au Parlement un projet de loi sur le deuxième volet des mesures prévues dans le protocole de l'accord garantissant à son pays l'octroi d'un nouveau prêt, a-t-on appris de source parlementaire.

Ce deuxième volet comprend l'introduction de la directive européenne de 2013, adoptée lors de la crise à Chypre, garantissant des dépôts bancaires jusqu'à 100.000 euros, ainsi qu'une réforme du code de procédure civile visant à simplifier et accélérer les procédures judiciaires et en réduire les coûts.

Des réformes qui ne sont pas du goût de tous les Grecs. Le syndicat des fonctionnaires Adedy a d'ores et déjà annoncé une manifestation devant le Parlement mercredi soir, lors du débat du texte à l'Assemblée en procédure d'urgence.

Ce vote constitue d'ailleurs un nouveau test pour le gouvernement du Premier ministre Alexis Tsipras, issu du parti de la gauche radicale Syriza, dont plus d'un cinquième des députés s'étaient prononcés contre le premier volet des mesures de rigueur voté au Parlement il y a une semaine. Ces mesures avaient été finalement été adoptées grâce aux voix de l'opposition, de droite et socialiste. Ces premières mesures portaient surtout sur la hausse de la TVA et des cotisations sociales, une loi entrée en vigueur dès lundi.

Déterminé à continuer son mandat

Des analystes ont estimé ces derniers jours que le gouvernement de coalition de Syriza et des Grecs Indépendants (petit parti souverainiste) serait contraint de recourir à des élections anticipées dans les prochains mois si les défections se poursuivaient au sein du groupe parlementaire de Syriza. Mais le gouvernement, au pouvoir depuis juste six mois, espère que le nombre de frondeurs ne va pas augmenter lors du vote de mercredi.

La semaine passée, Alexis Tsipras a remanié son gouvernement. Un acte symbolique. Le Premier ministre a rappelé à cette occasion qu'il restait déterminé à diriger le pays avec "un gouvernement minoritaire" afin de garantir la finalisation le plus tôt possible de l'accord sur un nouveau prêt, prévu par l'accord signé le 12 juillet à Bruxelles entre Athènes et la zone euro. Lundi, la nouvelle porte-parole du gouvernement Olga Gerovassili a écarté l'éventualité d'élections anticipées en estimant que cela "ne serait pas utile pour le moment" car le gouvernement doit se concentrer sur la finalisation de l'accord avec les créanciers.

D. L. avec AFP