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François Fillon dévoile le chiffrage de son programme pour 2017

François Fillon le 13 février 2016 à Paris.

François Fillon le 13 février 2016 à Paris. - Lionel Bonaventure - AFP

Ce mercredi, l'ancien Premier ministre doit dévoiler les engagements budgétaires de son programme pour 2017. Il prévoit notamment 100 milliards d’euros d’économies sur la dépense publique.

François Fillon détaille son programme économique. A la veille d'une présentation publique du chiffrage de son programme, le candidat à l'investiture présidentielle lors de la primaire à droite détaille ses engagements économiques dans une interview accordée aux Echos. Au menu des promesses: de grandes économies dans les dépenses publiques.

"Mon programme prévoit 100 milliards d'euros d'économies dans la sphère publique", explique le député Les Républicains (LR) de Paris. "Un tiers sera assumé par l'Etat", "20% des proviendront des collectivités locales" et "les administrations de sécurité sociale devront porter la moitié des économies", détaille-t-il. Mais les économies ne toucheraient pas les missions régaliennes, assure le candidat LR. En revanche, pour parvenir à ce niveau de dépense, il demandera aux fonctionnaires de revenir aux 39 heures.

Augmentation de deux points de la TVA

S'il est élu à la présidence de la République, François Fillon promet aussi le passage de l'âge de la retraite à 65 ans. Selon lui, cela doit rapporter 20 milliards sur 5 ans. "La progression des dépenses de santé sera inférieure à 2% par an et la carte hospitalière sera réformée", poursuit-il. Le candidat s'attaque aussi aux allocations chômage. "Elles seront plafonnées et dégressives, ce qui, avec la diminution du taux de chômage qui résultera de la baisse des charges, représente 10 milliards", indique l'ancien Premier ministre.

En dehors de la baisse de la dépense publique, François Fillon s'engage aussi à une baisse des impôts à hauteur de 50 milliards d'euros d'ici à 2019. Essentiellement sur les entreprises. "J'assume le fait de mettre le paquet sur le redémarrage des entreprises pour le plein-emploi", indique-t-il au quotidien économique. Quarante milliards de baisse de prélèvements doivent être appliqués sur les entreprises et 10 milliards sur les ménages.

En revanche, les ménages devront composer, en cas d'élection, avec une augmentation de la TVA de deux points. Une augmentation que François Fillon justifie en expliquant qu'"il faut que ce soit la consommation qui finance notre système social, pas le travail". Il souhaite également "supprimer l'ISF pour favoriser la transmission d'entreprises et l'investissement en France".

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