BFM Business

Le SMIC passera à 1210 euros net en janvier

Muriel Pénicaud a estimé à 1210 euros mensuels (net) le niveau du SMIC en janvier 2019, après sa réévaluation. La ministre du Travail a aussi estimé sur LCI que le temps était venu de "se mettre autour de la table" pour "trouver des solutions", face aux revendications des gilets jaunes.

Le SMIC franchira la barre des 1200 euros mensuels nets début 2019, contre 1185 euros actuellement (pour 35 heures), en tenant compte de la baisse de cotisations appliquée en octobre 2018. Interrogée sur LCI à propos de l'augmentation du salaire minimum au 1er janvier prochain, à propos de laquelle le Premier ministre Édouard Philippe a évoqué hier mardi 4 décembre "une progression en net de 3%", Muriel Pénicaud a préféré "parler d'euros" plutôt que de pourcentage.

Le Smic "sera autour de 1210 euros net par mois. Avec ça on n'est pas riche, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Mais on aura augmenté en deux ans de 58 euros par mois, c'est-à-dire de près de 700 euros par an, eh bien ça fait très très très longtemps que c'est pas arrivé", a-t-elle assuré.

"Le chaos ne résoudra pas le problème des fins de mois"

Par ailleurs, à propos de la crise social des gilets jaunes, "la colère, la souffrance, le ressentiment, l'inquiétude: tout ça est vrai. Mais la violence, c'est autre chose, la violence de quelques-uns sur les autres, ça menace la liberté d'expression", a fait valoir la ministre du Travail sur LCI.

"C'est pas le chaos qui va résoudre les problèmes des fins de mois. Y a un temps pour la colère, y a un temps pour se mettre autour de la table, trouver des solutions", a enchaîné Muriel Pénicaud.

Muriel Pénicaud débutera la concertation dès vendredi

La ministre du Travail a précisé qu'elle "commencerait les discussions dès vendredi" avec les partenaires sociaux et les collectivités territoriales, au côté de la ministre des Transports Elisabeth Borne, sur la prime mobilité ou prime transport.

Ensuite, mi-décembre, une "grande concertation" commencera "sur le terrain" sur des "sujets plus larges" - le transport, le logement, la fiscalité, a-t-elle énuméré, en précisant que ces "ateliers citoyens" associeront aux partenaires sociaux et élus locaux des "gilets jaunes", des "citoyens".

"On est en train de regarder les modalités parce que je crois que dans notre démocratie aujourd'hui, il nous faut à la fois la démocratie représentative (...) mais maintenant il y aussi une demande de parole directe", a-t-elle fait valoir.

F.Bergé avec AFP