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Le remboursement du loyer des députés se logeant à Paris passe de 900 à 1200 euros par mois

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La dotation d'hébergement des députés, qui leur rembourse le loyer qu'ils ont à payer pour se loger à Paris, va être augmentée de 900 à 1200 euros mensuels au 1er novembre 2019. Certains collaborateurs parlementaires s'émeuvent de cette hausse de 33%.

Le bureau de l'Assemblée nationale a acté une hausse de 33% du remboursement des frais d'hébergement à Paris des députés. Il s'agit de "tenir compte du niveau élevé des loyers parisiens", selon le rapport des élus questeurs (chargés de la gestion du budget de l'Assemblée) qui ont porté le plafond de cette indemnité de 900 à 1200 euros, ce qui correspond au "montant que le Sénat a retenu depuis 2017"

"Parmi les 104 bénéficiaires de la dotation d'hébergement au 1er septembre 2019, seuls 7 députés acquittent un loyer inférieur à ce plafond", soulignent les questeurs, trois députés (2 LREM, 1 LR) chargés de la gestion de l'Assemblée. Les 97 autres élus peuvent néanmoins imputer le différentiel entre le loyer parisien qu'ils paient et le plafond de leur indemnité logement sur leur IFRM (indemnité représentative de frais de mandat).

Un surcroît de dépense prévu à 304.000 euros l'an

La dépense annuelle supplémentaire pour l'Assemblée qui résulte de cette augmentation s'élèvera "au minimum à 304.000 euros". Mais, le coût de la mesure pourrait être supérieur, plus du double, "de meilleures conditions de remboursement incitant davantage de députés à opter pour ce type d'hébergement", soulignent les questeurs.

Quelque 240 députés disposent d'une possibilité de couchage dans leur bureau alors que 51 chambres sont en outre disponibles dans une résidence. Pour les députés restants, les nuitées d'hôtel peuvent être prises en charge partiellement ou bien, si un pied-à-terre est loué, ces frais peuvent être pris en charge sur justificatifs, via la dotation d'hébergement.

Cette augmentation du remboursement des frais d'hébergement à Paris fait des jaloux. "Tiens, pourtant y a pas d'argent pour les collabs paraît-il...", a relevé le syndicat CFTC des collaborateurs parlementaires sur Twitter.

"1200 euros ? C'est parfois le salaire que certains généreux députés accordent à leur collaborateurs... #Honteux", a tweeté Astrid Morne, collaboratrice parlementaire et membre du syndicat Unsa des collaborateurs (cf illustration ci-dessus). 

Frédéric Bergé avec AFP