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Le gouvernement lance le chantier d'un "revenu universel d'activité"

La secrétaire d'Etat Christelle Dubos, notamment chargée de la lutte contre la pauvreté, a présidé le premier "comité d'orientation stratégique" du futur "revenu universel d'activité"

La secrétaire d'Etat Christelle Dubos, notamment chargée de la lutte contre la pauvreté, a présidé le premier "comité d'orientation stratégique" du futur "revenu universel d'activité" - Philippe Lopez - AFP

Le gouvernement a lancé jeudi les "travaux techniques" devant mener à la mise sur pied du futur "revenu universel d'activité", promis par Emmanuel Macron pour 2020 dans le cadre de sa stratégie de lutte contre la pauvreté.

Le chantier du "revenu universel d'activité" (RUA) viennent de démarrer. La secrétaire d'Etat Christelle Dubos, notamment chargée de la lutte contre la pauvreté, a présidé le premier "comité d'orientation stratégique" de ce revenu, avant le lancement au printemps d'une "grande concertation" qui devra notamment préciser le périmètre d'un futur "revenu universel d'activité", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

"A minima", le RUA inclura le RSA, les aides au logement et la prime d'activité, mais "tous les scénarios seront posés sur la table" en vue d'y inclure éventuellement des prestations supplémentaires, a détaillé Christelle Dubos sur LCI.

Inciter à à une reprise d'activité

Parmi les "pistes" possibles, le RUA pourrait aussi inclure l'ASS (allocation de solidarité spécifique, versée aux chômeurs en fin de droit), le minimum vieillesse, ou encore l'AAH (allocation aux adultes handicapés), a-t-elle énuméré. Cette dernière hypothèse est toutefois "sensible", car les "associations qui accompagnent au quotidien les personnes handicapées sont un peu frileuses" face à cette éventuelle réforme, a-t-elle observé.

Quoi qu'il en soit, la nouvelle prestation devra "garantir la lisibilité et l'équité de notre système de protection sociale qui, généreux, est devenu aussi trop complexe", a souligné la secrétaire d'Etat. Il devra "lutter efficacement contre la pauvreté en demeurant incitatif à une reprise d'activité par ses bénéficiaires", a-t-elle ajouté. "Notre objectif c'est un maximum de simplification: un seul dossier, un seul revenu, simplifions la vie des Français", a noté Christelle Dubos sur LCI.

La concertation, prévue tout au long de l'année 2019, devra déboucher sur une loi en 2020. Elle comprendra un volet "institutionnel", associant notamment les représentants des associations, des collectivités territoriales et des partenaires sociaux, et un volet "citoyen, faisant notamment participer les bénéficiaires des minimas sociaux", a-t-elle précisé.

Pascal Samama avec AFP