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Grèves: pendant la Fête des lumières, les hôteliers lyonnais comptent les annulations

Les grèves "ne sont pas un cas de force majeure" qui aurait permis aux touristes ayant versé des arrhes de récupérer leur mise

Les grèves "ne sont pas un cas de force majeure" qui aurait permis aux touristes ayant versé des arrhes de récupérer leur mise - Jean-Philippe Ksiazek - AFP

Le niveau des réservations est en baisse d'environ -15% mais peut atteindre -30% pour certains hôtels. La situation serait directement due aux grèves. "Ca fait cinq jours que ça annule", indique Laurent Duc, président national du syndicat professionnel Umih.

Les hôtels de Lyon sont loin de faire le plein, alors qu'il est habituellement impossible de trouver une chambre en ville pendant le long week-end de la Fête des lumières, dénoncent samedi les professionnels, qui l'expliquent par l'impact des grèves.

"Globalement, on est entre -10% et -15% au niveau des réservations, mais cela peut atteindre -30% pour certains hôtels", indique Laurent Duc, président national du syndicat professionnel Umih et exploitant d'un établissement à Villeurbanne (banlieue de Lyon).

"Ca fait cinq jours que ça annule", souligne Laurent Duc, qui estime que les pertes de revenus provoquées par le mouvement de contestation contre la réforme des retraites pourraient coûter "deux points de marge" sur l'ensemble de l'année pour les hôteliers locaux.

Pas de train pour rentrer chez soi

Selon Laurent Duc, baisse des réservations et annulations touchent tous les hôtels de la ville, quelle que soit leur catégorie. La réception de l'hôtel Carlton, un quatre étoiles situé en plein centre-ville, confirme de nombreuses annulations, "en particulier des étrangers qui craignent de ne pas pouvoir trouver un train pour repartir".

L'hôtel Château Perrache se dit également "très impacté". "Non seulement plusieurs séminaires à hauteur de plus de 25.000 euros ont été annulés ou reportés, mais nous enregistrons en moyenne 15 annulations par jour depuis mercredi", explique sa directrice Marta Pardo-Badier. "Nous ne sommes pas complets depuis le 5 décembre, alors que tout était réservé". Laurent Duc relève que les grèves "ne sont pas un cas de force majeure" qui aurait permis aux touristes ayant versé des arrhes de récupérer leur mise.

"Souvent pour payer moins cher, les gens ont acheté des chambres avec des tarifs non modifiables, non remboursables. Vous imaginez les gens qui ont mis 500 euros pour un week-end à Lyon et qui ont tout perdu. Ce n'est pas comme ça qu'on va redevenir la première destination touristique mondiale !", s'indigne le responsable qui rappelle que la précédente édition de la Fête des lumières avait déjà été fortement impactée par le mouvement des "gilets jaunes".

P.S. avec AFP