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Bruno Le Maire prolonge d’un an le contrôle renforcé des investissements étrangers en France

Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse au ministère de l'Economie, le 18 novembre 2021, avec le secrétaire général de l'OCDE, Mathias Cormann

Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse au ministère de l'Economie, le 18 novembre 2021, avec le secrétaire général de l'OCDE, Mathias Cormann - Eric PIERMONT © 2019 AFP

Le ministre de l'Economie a annoncé que le seuil de déclenchement du contrôle des investisseurs non européens prenant des parts dans une grande entreprise française restera abaissé à 10% jusqu'au 31 décembre 2022.

La France maintient le contrôle renforcé sur les investissements étrangers. Invité des 4 Vérités sur France 2 ce lundi, Bruno Le Maire a annoncé que le seuil de déclenchement du contrôle des investisseurs non européens prenant des parts dans une grande entreprise française restera abaissé à 10% pendant un an.

"Ce seuil devait prendre fin le 31 décembre. Je le prolonge d'une année supplémentaire", a déclaré le ministre de l'Economie.

Initialement fixé à 25%, ce seuil avait été abaissé à 10% en avril 2020 afin de protéger les entreprises françaises en difficulté du fait de la crise engendrée par l'épidémie de Covid-19.

Secteurs stratégiques

Ce contrôle concerne un certain nombre de secteurs stratégiques, comme l'énergie, la défense, les transports ou l'alimentation, une liste élargie aussi aux biotechnologies l'an dernier.

"Pendant la crise nous avons abaissé ce seuil de détention à 10% en disant, 'faisons attention parce qu'au lendemain de la crise, il y a des entreprises qui peuvent être fragilisées et on risque de perdre un certain nombre de compétences, de technologies, de savoir-faire'", a expliqué le ministre.

D'autres pays comme l'Allemagne ont pris des décisions similaires en 2020, en particulier pour protéger leurs entreprises du secteur de la santé, suivant les recommandations de la Commission européenne qui a exhorté les 27 à "se protéger" face à la menace d'acquisitions hostiles d'entreprises stratégiques par des groupes étrangers.

Paul Louis