BFM Business

Thierry Mandon (PS):"4,4% de déficit c'est énorme! "

Thierry Mandon a estimé que le gouvernement "a fait un choix".

Thierry Mandon a estimé que le gouvernement "a fait un choix". - BFM Business

Le secrétaire d'Etat en charge de la simplification était l'invité de BFM Business, ce mercredi 10 septembre. Il est évidemment revenu sur la révision à la baisse des objectifs de déficit et de croissance du gouvernement.

Pour Thierry Mandon, "la France vient de faire un choix". Invité de BFM Business ce mercredi 10 septembre, le secrétaire d'Etat en charge de la simplification est revenu sur les nouvelles prévisions du gouvernement.

Ce matin, le ministre des Finances Michel Sapin a, en effet, annoncé des objectifs de déficit nettement revus à la baisse, avec 4,4% pour 2014 et 4,3% en 2015. Les 3% de déficit voulus par Bruxelles ne seront pas tenus avant 2017, selon les nouvelles prévisions gouvernementales.

Thierry Mandon explique que le gouvernement a "décidé d'une stratégie économique et budgétaire d'adaptation à la faible croissance en Europe qui soit de continuer les économies de dépenses et, comme les recettes sont faibles, de laisser le déficit augmenter par rapport à nos prévisions".

Le secrétaire d'Etat s'est ensuite adressé à "ceux qui demandent de soutenir la demande", citant explicitement "les frondeurs". Il a ainsi déclaré que "quand on est à 4,4% de déficit c'est du soutien à la demande".

"Trois micro-évolutions"

"C'est 4,4% de déficit, c'est énorme! Si on pouvait faire moins ce serait mieux", a-t-il insisté. Mais en raison de la faible conjoncture "il faut transitoirement jouer sur les marges de manœuvre des textes européens pour laisser filer un peu le déficit".

Thierry Mandon a ensuite cité trois "micro-évolutions" susceptibles d'améliorer la tendance: "la nouvelle politique de la Banque centrale européenne", "la baisse du rapport euro/dollar", qui est selon lui "une baisse structurelle", et "la baisse du prix du pétrole qui est maintenant à 91 dollars le baril".

"Ces trois éléments sont des éléments favorables pour la conjoncture à moyen terme mais dans l'immédiat il nous faut laisser filer les déficits", a-t-il encore insisté.

J.M.