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Selon Ayrault, le pacte de compétitivité va créer "plus de 300 000 emplois"

Jean-Marc Ayrault a justifié les mesures contenues dans le pacte de compétitivité, ce mardi 6 novembre.

Jean-Marc Ayrault a justifié les mesures contenues dans le pacte de compétitivité, ce mardi 6 novembre. - -

Le Premier ministre, avant son intervention sur TF1, a livré un entretien aux Echos. Il justifie les choix du gouvernement, fixe des objectifs, et réfute l'idée d'une nouvelle TVA sociale.

Dure journée pour Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre, qui a annoncé ce mardi 6 novembre une série de mesures pour renforcer la compétitivité du pays, a du essuyer une salve de critiques. Pour tenter d'y répondre, il a ainsi entamé une série d'interventions, que ce soit à l'Assemblée nationale ou dans la presse. Avant de parler devant les Français au journal de 20 heures de TF1, le chef du gouvernement a accordé un entretien aux Echos. Il y défend notamment le crédit d'impôts accordé aux entreprises qui, selon lui, "devrait permettre à horizon 2017 de soutenir l'activité à hauteur de 0,5 point de PIB et de créer plus de 300.000 emplois" et "aura des effets positifs dès 2013". Un chiffre qu'il a confirmé à la fin de son intervention au JT de la première chaîne.

"Que l'on ne vienne pas nous dire que nous faisons de la TVA sociale"

Alors que le spectre de la TVA sociale, -une mesure contre laquelle François Hollande et lui-même, alors dans l'opposition s'étaient farouchement battus- réapparaît, Jean-Marc Ayrault a également tenu à mettre les choses au clair: "La TVA va représenter moins d'un tiers du plan de financement, alors qu'avec la TVA dite sociale de Nicolas Sarkozy, c'était presque l'intégralité. Et nous n'allons relever le taux de 19,6% que très modérément, de 0,4 point. Cela sera en outre amorti pour les ménages les moins aisés grâce à la baisse de la TVA réduite, de 5,5% à 5%, qui concerne de nombreux produits alimentaires ainsi que les dépenses énergétiques. Que l'on ne vienne pas nous dire que nous faisons de la TVA sociale, c'est totalement faux !"

Au sujet des 10 milliards d'économies sur les dépenses publiques, prévues en 2014, le chef du gouvernement est toutefois resté vague. Il compte mettre en oeuvre "une nouvelle méthode qui reposera sur l'examen de toutes les politiques publiques, en impliquant tous les acteurs qui y contribuent."

Yann Duvert