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Plus de 400 nouveaux véhicules pour les forces spéciales françaises

Les forces spéciales françaises combattent actuellement sur de nombreux fronts.

Les forces spéciales françaises combattent actuellement sur de nombreux fronts. - Jean-pierre Muller - AFP

Le ministère de la Défense a commandé 443 véhicules, lourds et légers, pour parer aux besoins des forces spéciales. La société française Renault Trucks Defense sera chargée de leur production.

La société française Renault Trucks Defense (RTD), filiale du groupe suédois Volvo, va concevoir et réaliser l'ensemble du parc de véhicules légers et lourds -450 au total- des forces spéciales françaises, a annoncé jeudi la Direction générale de l'armement (DGA).

RTD s'est vu notifier le 30 décembre 2015 "la réalisation de 241 véhicules légers et 202 véhicules lourds des Forces spéciales, ainsi que l'intégration d'équipements de renseignement et de communication sensibles et leurs éléments de soutien", a précisé la DGA dans un communiqué.

Les 25 premiers véhicules lourds (d'une masse de 10 à 11 tonnes) seront livrés en 2016 pour répondre aux "besoins les plus urgents" et les premiers véhicules légers (environ cinq tonnes) à partir de 2018. "Ces véhicules équiperont l'ensemble des forces spéciales qui emploient actuellement un parc hétéroclites de véhicules particulièrement usés par le rythme de leurs engagements en opérations extérieures", relève la DGA.

Faire face aux nouvelles menaces

Ils devront être adaptés pour des missions de renseignement, de neutralisation de combattants adverses et des actions en profondeur en zone hostile avec "le plus de discrétion possible", précise encore la DGA, qui n'a en revanche pas fourni d'indications sur le montant de l'opération.

Face à des groupes armés imprévisibles et souvent insaisissables, adeptes de la guerre "asymétrique" (attentats, engins explosifs improvisés...), les forces spéciales sont en première ligne dans les conflits depuis dix ans, de l'Afghanistan, au Mali en passant par l'Irak et peut-être demain la Syrie ou la Libye.

Très mobiles, autonomes, avec une poignée d'hommes sur le terrain, elles doivent faire face aux nouvelles menaces et agissent en complément d'autres forces terrestres, aériennes ou maritimes.

Dans le top quatre de l'élite militaire mondiale avec les Navy Seals américains, les SAS britanniques et les Spetsnaz russes, les forces spéciales françaises vont voir leurs effectifs passer de 3.000 à 4.000 hommes d'ici 2019. "On a en face des pickup qui déboulent à 130 km/heure dans le désert. Ils vont très vite, connaissent leur coin. Il nous faut être léger et rapide", soulignait récemment le chef du commando marine Ponchardier à Lanester (Morbihan), le capitaine de corvette Yann Guillemot. Les véhicules sont ainsi moins blindés mais plus nerveux que dans les forces conventionnelles, suivant un savant "compromis entre protection et rapidité".

Y.D. avec AFP