BFM Business

Nouvelle prime à l'embauche, mode d'emploi

François Hollande devant le bénéficiaire d'un contrat d'apprentissage

François Hollande devant le bénéficiaire d'un contrat d'apprentissage - Alain Jocard - AFP

La Banque publique d'investissement a donné ce jeudi dans une campagne de communication des détails supplémentaires sur l'annonce phare de François Hollande. On apprend notamment qu'elle bénéficiera aux CDD qui seront transformés en CDI.

On en sait désormais un peu plus sur la nouvelle prime à l'embauche de François Hollande. Le président de la République avait annoncé lundi que cette aide annuelle de 2.000 euros serait versée aux entreprises de moins de 250 salariés qui embaucheront soit un CDI, soit un CDD de six mois.

Le chef de l'Etat avait précisé que cette prime serait versée pendant deux ans, les entreprises touchant donc un total de 4.000 euros. Ce jeudi 21 janvier, la Banque publique d'investissement (BPIFrance) publie une notice à l'intention des PME dans laquelle elle donne davantage de détails sur le dispositif.

Les apprentis concernés

On y apprend que les CDD transformés en CDI et les contrats de professionnalisation de six mois ou plus pourront également bénéficier de cette prime.

Précision importante: si les entreprises concernées toucheront cette prime pendant deux ans, elles ne la recevront que sur les embauches effectuées entre le 18 janvier et le 31 décembre de cette année. Autrement dit, un CDD ou un CDI signé en 2017 ne sera pas éligible à cette prime. Du moins dans l'état actuel du dispositif.

De plus, cette prime sera en fait versée chaque trimestre à raison de 500 euros par salarié embauché. Pour rappel, les salariés concernés sont ceux de la rémunération est située entre 1 et 1,3 SMIC, soit 22.877 euros bruts maximum précise BPIFrance.

Des exemples concrets

Pour faire la demande pour cette prime, les PME concernées doivent se rendre sur un site dédié puis confirmer chaque trimestre que le salarié embauché est resté au sein de la société en fournissant ses feuilles de salaires.Elles devront évidemment fournir un RIB à l'administration.

Histoire de mettre l'eau à la bouche des chefs d'entreprises, BPIFrance donne deux exemples concrets (voir infographie ci-dessous). Ainsi sur un salarié payé 1.900 euros bruts par mois, un chef d'entreprise touche 116 euros supplémentaires. En effet, comme la prime est cumulable avec les baisses de charges déjà actée et le crédit d'impôt compétitivité pour l'emploi, le patron touche 527 euros d'aide d'État. Soit 19,6% de ce qu'il paie au total (salaire+charges) pour son salarié.

-
- © -
J.M.