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Marini (UMP): la Commission européenne est "complaisante" avec la France

Philippe Marini, le président UMP de la commission des Finances du Sénat, était l'invité de BFM Business, ce lundi 2 juin.

Philippe Marini, le président UMP de la commission des Finances du Sénat, était l'invité de BFM Business, ce lundi 2 juin. - -

Le président de la commission des Finances du Sénat était l'invité de BFM Business, ce lundi 2 juin. Il a notamment réagi au satisfécit partiel accordé par Bruxelles, concernant la stratégie budgétaire de la France.

La validation partielle de la stratégie budgétaire française par la Commission européenne n'a visiblement pas convaincu -même partiellement- Philippe Marini. Invité de BFM Business ce lundi 2 juin, le président UMP de la commission des Finances du Sénat a moqué le caractère "diplomatique" de l'avis de Bruxelles, ainsi que la réaction du gouvernement.

Interrogé sur les commentaires de José Manuel Barroso, indiquant que l'orientation budgétaire française allait "dans le bon sens", le sénateur-maire de Compiègne a ainsi répondu: "naturellement cela va dans le bon sens. Tout le monde sait que parler de compétitivité, cela va dans le bon sens. Encore faut-il pouvoir le faire et le financer. Les économies de dépenses, il ne suffit pas de les annoncer mais les détailler, les documenter. La Commission européenne, dans son texte, considère que ce n’est pas crédible".

"Une langue de bois assez convenue"

Et d'enchaîner: "bien sûr, comme l’on est entre gens bien élevés, et que cela a un caractère un peu diplomatique on en reste à une langue de bois assez convenue, et Michel Sapin peut faire un communiqué victorieux".

Selon lui, "la Commission, vis-à-vis d’un grand pays comme la France, est forcément un peu complaisante, plus que ce qu’elle ne le serait pour un petit pays. Si la France est hors des clous, c’est toute la construction qui vacille or, pour se remettre dans les clous, il ne reste comme solution que la volonté du gouvernement et du parlement sur le plan national".

"Faire table rase" du système fiscal actuel

Pour Philippe Marini, le redressement des comptes publics passera par une refonte total su système fiscal. Il a d'ailleurs détaillé son projet: "on fait table rase: large assiette et faible taux. Suppression de toutes les dépenses fiscales. Ce n’est pas nécessairement et en totalité une flat tax (impôt à taux unique, ndlr). Mais si l’on fusionne l’impôt sur la personne, à savoir l’impôt sur le revenu et la CSG, il faudra une même assiette de part et d’autre, et une taxe proportionnelle jusqu’à un certain niveau de revenu. Puis une échelle progressive simple qui n’arrive pas à un taux marginal trop élevé. En résumé, tout reconstruire".

Y. D.