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Le taux d'impôt des groupes du CAC au plus haut

Le montant global d'impôt payé par les entreprises du CAC 40 a baissé en 2013.

Le montant global d'impôt payé par les entreprises du CAC 40 a baissé en 2013. - -

Les groupes du CAC 40 ont payé 33 milliards d'euros d'impôts sur les bénéfices en 2013, selon Les Echos ce 27 juin. Un montant en baisse, mais un taux d'imposition mondial au plus haut depuis 2007.

Un panorama des impôts des entreprises cotées sur le CAC 40 en 2013. C'est ce que propose Les Echos dans son édition du 27 juin. Il en ressort que globalement, le montant des impôts payés mondialement par les entreprises du CAC 40 -33 milliards d'euros- a baissé de 8%.

Mais rapporté à leurs profits, leur taux d'imposition atteint 42,3%, contre 36,6% en 2012. Il n'avait plus été aussi élevé depuis 2007. La faute aux profits de ces entreprises, qui ont baissé plus vite que le niveau de leurs impôts, de 20%.

Il faut dire que les dépréciations d'actifs ont atteint un record en 2013. Or dans la majorité des cas, elles ne sont pas déductibles fiscalement. C'est notamment le cas de GDF qui, après avoir passé une énorme dépréciation d'actifs, a payé un peu plus d'impôts en 2013 qu'en 2012.

10 entreprises du CAC ne paient pas d'impôts en France

"Les impôts effectivement décaissés n'ont que peu diminué", note le quotidien économique, de 36,8 milliards en 2012 à 35,1 milliards en 2013. Soit un peu moins que les dividendes versés aux actionnaires, de 39 milliards d'euros, continue le quotidien.

Nombre d'entreprises cotées sur l'indice phare parisien ne paient pas d'impôts en France, parce qu'elles n'y font pas de bénéfices. Une dizaine en tout, parmi lesquelles Total, qui est néanmoins le premier contribuable des grands groupes français, avec 11 milliards d'euros de prélèvements.

Les situations des 40 groupes de l'indice star parisien sont en effet très contrastées. Le taux effectif d'impôt passe ainsi de 2% environ pour Unibail-Rodamco à plus de 56% pour Total. Pour l'essentiel des autres, il s'élève à 20 à 35%.

Des écarts liés à des possibilités d'optimisation fiscale: dans les secteurs de la pharmacie ou des technologies, la R&D permet de bénéficier de crédit d'impôt. D'autres jouent sur les disparités fiscales des différents pays pour choisir leurs implantations.

N.G.