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Le salaire des enseignants a baissé en 2013

Le gel du point d'indice n'est pas la seule explication à la baisse du salaire des enseignants intervenue en 2013.

Le gel du point d'indice n'est pas la seule explication à la baisse du salaire des enseignants intervenue en 2013. - OliBac - Flickr - CC

Selon le ministère de l'éducation, le salaire net des enseignants a été réduit en 2013 par rapport à l'année précédente, pas seulement en raison du gel du point d'indice.

Le salaire net moyen des enseignants a diminué en 2013 en raison notamment du gel du point d'indice des fonctionnaires et de la hausse des cotisations sociales, selon une étude du ministère publiée vendredi.

Le salaire net en équivalent temps plein s'est élevé en 2013 à 2.450 euros par mois en moyenne pour les professeurs du primaire et du secondaire, du public et du privé sous contrat, en repli de 0,2% sur un an en euros courants. Compte tenu d'une inflation de 0,9%, la baisse du salaire est de 1% en euros constants, précise l'étude de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP).

Ce salaire restait plus élevé pour les professeurs du second degré (2.640 euros par mois) que pour ceux du premier degré (2.210 euros). En 2013, la moitié des enseignants percevaient moins de 2.300 euros nets par mois, l'autre moitié davantage.

Des négociations à venir sur les rémunérations

Le point d'indice des fonctionnaires n'a pas été réévalué depuis le 1er juillet 2010. Les cotisations salariales ont augmenté en 2013 de 1,3% en euros constants dans le cadre de la réforme des retraites de 2010, précise l'étude. La baisse du salaire moyen est aussi due en partie au renouvellement de la population enseignante, les 3,4% de nouveaux entrants gagnant moins que les 3,7% de partants.

La décision mercredi du Premier ministre Manuel Valls d'appliquer l'accord sur la rémunération des fonctionnaires, malgré l'opposition d'une partie des syndicats, va conduire à ouvrir "des négociations qui ont vocation à améliorer la rémunération des enseignants". "C'est l'objectif de cet accord que de revoir les échelons indiciaires", a dit la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.

Les syndicats du primaire réclament aussi l'ouverture de négociations pour l'augmentation d'une prime dite ISAE créée sous Vincent Peillon, actuellement fixée à 400 euros par an, pour la porter au niveau de la prime équivalente des professeurs du secondaire, fixée à 1.200 euros annuels.

En France, "le salaire statutaire des enseignants du premier et du second degré est inférieur à la moyenne de l'OCDE, aussi bien pour les enseignants débutants que pour ceux qui ont 10 ou 15 ans d'expérience professionnelle", selon le rapport de l'OCDE "Regards sur l'éducation 2014".

N.G. avec AFP