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Le déficit commercial français plonge en mai

"L'excédent se réduit fortement pour les échanges de l'industrie aéronautique et spatiale, en contrecoup du pic des ventes observé en avril", ont souligné les Douanes.

"L'excédent se réduit fortement pour les échanges de l'industrie aéronautique et spatiale, en contrecoup du pic des ventes observé en avril", ont souligné les Douanes. - T. Denson - Airbus

L'écart entre le montant des exportations et des importations françaises s'est sensiblement creusé en mai, à - 6 milliards d'euros ont annoncé les douanes ce vendredi.

Le déficit commercial français s'est creusé "sensiblement" en mai, atteignant 6 milliards d'euros contre 5 milliards le mois précédent, en raison d'une chute des exportations, ont annoncé vendredi les Douanes.

Sur les douze derniers mois, le déficit cumulé atteint 61,6 milliards d'euros, tandis qu'il s'était élevé à 62,7 milliards pour l'année calendaire 2017, précisent les Douanes dans un communiqué.

En mai, les exportations ont connu une chute de 2%, après un rebond de 2,9% en avril. Les importations ont cédé seulement 0,1%, se stabilisant à un "haut niveau", après une progression de 2,8% le mois précédent.

Contrecoup des livraisons de Rafale

"L'excédent se réduit fortement pour les échanges de l'industrie aéronautique et spatiale, en contrecoup du pic des ventes observé en avril", ont souligné les Douanes.

La balance commerciale s'est aussi détériorée "nettement" pour les produits de l'industrie automobile "dont les achats progressent tandis que les ventes refluent". Pour les produits énergétiques, la balance s'est améliorée en mai.

Par région, la balance commerciale s'est surtout détériorée "vis-à-vis du Proche et Moyen-Orient, essentiellement en contrecoup des importantes livraisons aéronautiques d'avril", ont précisé les Douanes.

La détérioration du déficit commercial est également "marquée" avec l'Asie, en raison du repli des livraisons aéronautiques et d'une hausse des importations d'équipements industriels et de biens de consommation courante. Avec l'Amérique, la détérioration est "bien plus modérée", car uniquement "liée à de moindres ventes aéronautiques".

N.G. avec AFP