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Karine Berger: "la CSG est un impôt très injuste"

Karine Berger a au passage égratigné Jean-Christophe Cambadélis

Karine Berger a au passage égratigné Jean-Christophe Cambadélis - BFM Business

La députée PS des Hautes-Alpes et spécialiste des questions budgétaires était l'invitée de BFM Business ce mardi 13 octobre. Après avoir évoqué le projet de loi de Finances pour 2016, Karine Berger est revenue sur la proposition de Jean-Marc Ayrault de rassembler CSG et impôt sur le revenu.

"Un bon budget". Voilà comment Karine Berger qualifie le projet de loi de Finances pour 2016. La députée PS des Hautes-Alpes était l'invitée de BFM Business alors que le projet de Budget commence à être examiné en séance à l'Assemblée nationale ce mardi 13 octobre.

Selon elle, "l'important, c'est le déficit public qui se réduit et continue de se réduire". La députée concède "qu'on n'est pas tout à fait à 3% (3,3% de déficit prévu pour 2016, ndlr) mais on est quasiment dans les clous".

La fusion IR-CSG "indispensable"

Très vite, Karine Berger est revenue sur l'amendement déposé par Jean-Marc Ayrault. Avec un autre député (Pierre-Alain Muet), l'ex-Premier ministre propose un "impôt plus juste" en fusionnant l'impôt sur le revenu et la CSG. 

Karine Berger fait partie des 130 députés qui ont signé cet amendement. Avant de défendre cette proposition, elle a tout d'abord tenu à exprimer ses regrets quant au fait que "la direction de mon parti n'a[it] pas d'avis sur cet amendement". Comprendre Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS.

Elle a ensuite argué que l'amendement de Jean-Marc Ayrault était "un amendement clé pour comprendre vers où on veut aller sur la réforme fiscale". Et Karine Berger de souligner que la "CSG est un impôt très injuste car même quand vous avez peu de revenus, vous payez beaucoup de CSG" puisque la CSG "est proportionnelle mais pas progressive". Elle pense ainsi que la fusion avec l'impôt sur le revenu "est indispensable pour aller vers un impôt transparent, juste, auquel tous les citoyens français adhèrent".

Une mesure de suramortissement pour le très haut débit

Karine Berger a ensuite défendu l'un des amendements qu'elle a déposés. Elle propose d'élargir la mesure de suramortissement qu'avait annoncé Manuel Valls au printemps dernier, et qui permet aux entreprises de déduire non plus 100% mais 140% du montant d'un investissement industriel. Ce qui se traduit concrètement par une économie d'impôt en plus de 12%. La députée des Hautes Alpes "veut ouvrir le débat sur un certain nombre d'autres investissements réalisés comme les investissements de très haut débit qui sont indispensables pour notre pays et qui doivent accélérer, vu le retard de la France".

"Je propose ainsi de mettre en débat une année de suramortissement sur tous les investissements de très haut débit", a-t-elle répété, assurant que la mesure ne représenterait "pas des sommes énormes, en dessous de 50 millions d'euros". "Mais ce serait peut-être le petit déclencheur qui permettrait d'accélérer le développement du très haut débit en France", a-t-elle conclu.

J.M.