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INFO RMC - Ecotaxe: le gouvernement ne paie toujours pas le loyer pour les portiques

Selon nos informations, le gouvernement ne paye pas le loyer de 18 millions d'euros par mois pour les portiques Ecotaxe.

Selon nos informations, le gouvernement ne paye pas le loyer de 18 millions d'euros par mois pour les portiques Ecotaxe. - -

INFO RMC - Le gouvernement ne paie toujours pas le loyer mensuel pour l'installation des portiques et des bornes écotaxe. Et il va tout faire pour continuer à ne rien verser le plus longtemps possible.

Ne pas payer, repousser le plus possible… Au sein du gouvernement la stratégie est claire : jouer les mauvais payeurs. Le gouvernement ne veut pas payer le loyer mensuel de 18 millions d'euros pour les portiques qui devaient récupérer l'écotaxe au nom de l'état. Un premier loyer aurait dû être versé dès le 1er janvier. Cela n'a pas été fait et personne ne s'en cache. "On va traîner le plus longtemps possible, pour différer au maximum le paiement du loyer des portiques et des bornes", explique un conseiller ministériel.

En coulisses, le gouvernement et la société Ecomouv négocient depuis plusieurs semaines. Pour justifier ce refus de payer, le gouvernement explique que les tests de fiabilité des portiques ne sont pas terminés. Selon lui, il y aurait encore des bugs, notamment sur le calcul et l'envoi de la facture aux entreprises de transport. Le gouvernement décidera de l'avenir de l'écotaxe après les municipales, lorsque la mission parlementaire aura rendu son rapport.

Relancer la taxe suspendue

Si le gouvernement entend ne pas payer un centime, une mission parlementaire travaille en parallèle pour relancer cette taxe suspendue par le gouvernement. Pour ce faire, plusieurs pistes sont évoquées par les parlementaires:

- changer son nom et l'appeler "redevance"
- exonérer de nouvelles catégories de poids lourds ceux qui transportent des animaux vivants ou des produits agricoles.
- supprimer les portiques et calculer autrement l'écotaxe.

Quoi qu'il arrive, confie un socialiste, il faudra que cette taxe voit le jour. A deux milliards d'euros, il est en effet difficile de laisser tomber une telle manne.

La rédaction avec S. Collié