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Impôts: "une limite a été atteinte", selon Hollande

François Hollande a une nouvelle fois assuré que la fiscalité était devenu trop lourde.

François Hollande a une nouvelle fois assuré que la fiscalité était devenu trop lourde. - -

Lors de ses voeux au gouvernement, vendredi 3 janvier, le chef de l'Etat a de nouveau insisté sur la fiscalité, assurant que la réduction des déficits se ferait désormais en "dégageant des économies".

En ce début d'année, François Hollande tient à redonner le moral à ses troupes en même temps qu'aux Français. Et notamment en ce qui concerne la fiscalité, sujet devenu ultrasensible à mesure que les taxes et impôts s'accumulaient. Devant les membres du gouvernement, ce vendredi 3 janvier, le chef de l'Etat a une nouvelle fois voulu diffuser un message d'apaisement, comme il l'avait fait lors de ses voeux, le 31 décembre dernier. Il a notamment répété qu'une "limite avait été atteinte" en matière d'impôts "ces dernières années".

"Si en 2012/2013, nous avons pu diminuer nos déficits grâce à une maîtrise des dépenses de l'Etat, nous avons été contraints de recourir à des impositions supplémentaires. Et nous savons bien qu'une limite a été atteinte à force d'accumulation de taxes de toute nature, tout au long de ces dernières années", a-t-il déclaré, selon une copie de son discours prononcé devant les membres du gouvernement et transmis à la presse en fin d'après-midi.

"Faire mieux en dépensant moins"

"Aussi, d'ici la fin du quinquennat, c'est en dégageant des économies, et non en sollicitant davantage les contribuables, que nous pourrons diminuer nos déficits", a-t-il ajouté.

"Ce programme d'économies", a-t-il précisé, "concerne l'Etat, qui doit montrer l'exemple - et qui d'ailleurs l'a déjà montré - mais aussi les collectivités locales et la sécurité sociale. Pour ne pas mettre en cause les services publics, des réformes de structure sont indispensables. Il s'agit de faire mieux en dépensant moins", a-t-il dit.

Le chef de l'Etat a rappelé que le premier objectif restait l"'emploi", qui passe par "l'investissement", "la compétitivité"", l"'attractivité", la "simplification pour la création d'entreprise" ou encore "la formation".

Y. D .avec AFP