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Hollande veut que la recherche atteigne 3% du PIB

François Hollande estime que cet effort est possible

François Hollande estime que cet effort est possible - Charly Triballeau - AFP

Le président de la République a affirmé ce jeudi vouloir faire passer de 2,25% à 3% la part du PIB consacrée à la richesse.

François Hollande veut que la recherche fasse un grand bond en avant. Le président de la République a appelé jeudi à porter de 2,25% à 3% en dix ans la part du produit intérieur brut (PIB) qui lui est consacrée.

"La part de la richesse nationale, le PIB, consacrée à la recherche et au développement, aujourd'hui, c'est 2,25%", a rappelé le chef de l'État, en clôturant un colloque d'universitaires à Caen, avant d'enchaîner: "Nous devons nous donner comme objectif dans les dix prochaines années d'atteindre 3%."

"Cette augmentation est possible, réaliste, atteignable et elle doit être partagée au-delà des sensibilités politiques, au-delà des alternances", a-t-il plaidé, insistant: "La recherche doit être au coeur de notre projet de société."

Pour François Hollande, il s'agirait de "concentrer (les) efforts" sur "la recherche fondamentale et les moyens donnés aux jeunes chercheurs".

À l'égard de ces derniers, a-t-il précisé, "la priorité doit être mise sur les débuts de carrière afin que les plus jeunes puissent trouver en France les conditions matérielles qui les encourageront à rester ou à rentrer lorsqu'ils sont partis étudier à l'étranger".

Le chef de l'État clôturait un colloque d'universitaires consacré à un autre colloque, réuni celui-ci en 1956 à Caen par Pierre Mendès France et qui avait jeté les bases de la politique de recherche pour les trente années suivantes.

Selon François Hollande, il n'y a qu'"une seule leçon" à retenir de cette rencontre historique, "c'est qu'il faut voir loin et qu'il faut mettre la recherche au premier rang de nos priorités".

"Depuis le début du quinquennat, j'ai veillé, même dans cette période si difficile pour nos finances publiques, à préserver les moyens de la recherche", a-t-il soutenu, faisant valoir que "le prochain budget de l'enseignement supérieur et de la recherche va progresser de 850 millions d'euros", une progression selon lui sans précédent.

Il en va de la "compétitivité" de la France face à la "concurrence des pays qui investissent massivement dans la recherche", a-t-il souligné, évoquant la Chine et l'Inde. 

J.M. avec AFP