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Darmanin: "L'État fera deux fois plus d'effort" que les collectivités pour limiter la dépense publique

Le ministre des Comptes publics a rappelé l'objectif du gouvernement de limiter la hausse des dépenses de l'État à 0,8% cette année.

"L'État fera deux fois plus d'effort" que les collectivités en matière de limitation de la dépense publique, a affirmé samedi en Gironde le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, venu défendre les contrats financiers signés par 70% des grandes collectivités avec l'État.

"L'État fera plus" que les collectivités, a affirmé Gérald Darmanin à l'issue d'une rencontre avec des élus locaux girondins, à Bourg-sur-Gironde, région viticole à une trentaine de kilomètres au nord de Bordeaux.

"L'année dernière sous le gouvernement de Monsieur Hollande nous étions à 1,7% d'augmentation de la dépense publique, cette année nous sommes en train d'exécuter les budgets 2018 à 0,8% d'augmentation et l'année prochaine (...) ce sera en dessous de 0,8%", a déclaré le ministre.

"C'est-à-dire que l'État fera deux fois plus d'effort que les collectivités locales", a-t-il insisté. 

Contrat financier avec les collectivités

Quelque 70% des 322 collectivités concernées -celles qui ont plus de 60 millions d'euros de budget de fonctionnement- ont signé avec l'État un contrat financier dans lequel elles s'engagent à limiter à 1,2% la hausse de leurs dépenses de fonctionnement, a précisé le ministre.

"C'est une réussite de la part du Premier ministre d'avoir proposé cette contractualisation avec les grandes collectivités, surtout qu'elle a permis de ne pas baisser les dotations aux collectivités rurales", a estimé Gérald Darmanin.

Le dispositif de contractualisation sur trois ans concerne les plus grosses collectivités de France, régions, départements, grandes communes et intercommunalités, qui avaient jusqu'au 30 juin pour s'engager avec l'État, dont l'objectif est de réaliser 13 milliards d'économie durant le quinquennat.

Trois grandes associations d'élus locaux - Régions de France, ADF (départements), AMF (maires de France)- ont pris position contre le dispositif qui va, selon elles, à l'encontre du principe de libre administration des collectivités.

J.-C.C. avec AFP