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Copé: "ce pacte est un tour de passe-passe fondé sur un mensonge d'Etat"

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Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé critique le pacte de compétitivité du gouvernement, dans un entretien, ce jeudi 8 novembre, dans les Echos, estimant qu'il s'agit "d'un tour de passe-passe fondé sur un mensonge d'Etat".

"Ce pacte est un tour de passe-passe fondé sur un mensonge d'Etat. Que vaut la parole d'un président qui s'est fait élire en jurant aux Français qu'il n'augmenterait jamais la TVA? Que vaut la parole d'un Premier ministre qui a osé dire que seulement un Français sur dix serait concerné par les hausses d'impôts?", demande le député-maire de Meaux.

"Où est la baisse du coût du travail alors que, contrairement à ce que veut faire croire Jean-Marc Ayrault, rien de ce que préconise le rapport Gallois sur ce sujet n'est véritablement repris?", questionne le candidat à la présidence de l'UMP.

"Les entreprises ont besoin d'oxygène maintenant, pas éventuellement en 2014, 2015 ou 2016. Et, le crédit d'impôt n'a rien à voir avec la baisse des charges sociales : c'est une simple niche fiscale qui ne réduit pas les cotisations sociales payées par les entreprises", dit M. Copé. "Au sens strict, il n'y aura pas de baisse du coût du travail", affirme-t-il.

Pour l'ancien ministre du budget, la promesse de Jean-Marc Ayrault de la création de 300.000 emplois d'ici à 2017 "n'est ni étayée ni démontrée".

Répondant aux critiques de la gauche, pour qui le rapport Gallois représente "le réquisitoire le plus sévère" sur le bilan de la droite, Jean-François Copé déclare : "le décrochage de l'industrie s'observe depuis 30 ans et s'est accéléré depuis la mise en place des 35H".

Il vante l'action du précédent gouvernement qui, dit-il, "a mis en place le grand emprunt, le crédit-impôt recherche, le fonds stratégique d'investissement ou la défiscalisation des heures supplémentaires".

Interrogé sur la réaction mesurée de la patronne du Medef Laurence Parisot qui a fait part de son "enthousiasme mesuré" vis à vis du pacte de compétitivité, il demande aux entrepreneurs "de regarder les annonces dans le détail". "Attention à l'imposture, c'est un miroir aux alouettes", dit-il.

BFMbusiness.com et AFP