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Budget de la Défense: bras de fer Cahuzac-Le Drian en perspective

Soldats français en Afghanistan en 2011

Soldats français en Afghanistan en 2011 - -

Le ministre du Budget et celui de la Défense se rencontrent, ce lundi 18 mars, pour évoquer les coupes dans les crédits militaires en 2014 afin de réduire le déficit budgétaire.

Jean-Yves Le Drian et Jérôme Cahuzac ont rendez-vous ce lundi 18 mars. Les ministres de la Défense et du Budget ont évidemment en tête les 5 milliards d'efforts réclamés par Jean-Marc Ayrault dans la lettre de cadrage budgétaire qu'il a envoyé le 8 mars. Or, avec un peu plus de 38 milliards d'euros en 2013 - dont près de 3,5 milliards pour la seule dissuasion nucléaire- le budget militaire est l'un des principaux postes de dépenses.

Pour le ministre de la Défense, il existe en France "deux contraines de souveraineté" : que le pays "tienne son rang" militairement, mais aussi qu’il se désendette. Une équation à laquelle il "n’est pas en mesure" de répondre pour l'instant, avait-il expliqué sur BFMTV le 5 mars.

Pas en dessous d'1,5% du PIB

Mercredi 13 mars, les présidents des groupes politiques du Sénat, exception faite des écologistes, ont en tout cas publié un communiqué exprimant "leur très vive préoccupation devant les perspectives de réduction de l’effort de défense de la France c'est-à-dire de sa capacité d’influence dans le monde".

Ces parlementaires "considèrent que le passage d’un effort de défense de 1,56% en 2011 à 1,1% en 2025, tel qu’il est envisagé, ne permettrait plus aux autorités de notre pays de maintenir le rôle de la France au niveau qui est le sien aujourd’hui".

De leur côté, les patrons de sept grands groupes d'armements, Thalès, Nexter, DCNS, Dassault, Safran, MBDA ou encore EADS France, viennent de demander audience au chef de l'Etat pour l'alerter sur les conséquences économiques et sociales d'éventuelles coupes dans le budget de la Défense.

Patrick Coquidé