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Attentats: Moscovici estime qu’il n’y aura pas d’impact sur la croissance

Pierre Moscovici a indiqué que les attentats de Londres et Madrid, il y a une dizaine d'années, n'avaient eu qu'un très faible impact sur la croissance de ces pays.

Pierre Moscovici a indiqué que les attentats de Londres et Madrid, il y a une dizaine d'années, n'avaient eu qu'un très faible impact sur la croissance de ces pays. - Thierry Charlier - AFP

Le commissaire européen aux Affaires économiques a dit ne pas croire à un affaiblissement de la croissance française et européenne dû aux attentats du 13 novembre, citant notamment les précédents de Londres et Madrid.

Contrairement à certains acteur du monde économique, dont le gouverneur de la banque d’Italie Pierre Moscovici ne croit pas que les attentats perpétrés à Paris puissent avoir un impact sur la croissance en France et dans la zone euro.

Dans un entretien à France Inter diffusé samedi mais enregistré la veille, Pierre Moscovici estime en effet que les exemples passés en Europe ne laissent pas craindre de rechute économique. "Je ne crois pas pour ma part que cette croissance soit affaiblie par ce qu'il se produit actuellement, ou menacée", a-t-il dit. "Il y a eu des précédents, il y a eu des attentats très importants qui ont été faits à Londres, qui ont été faits à Madrid, il y a quelques années, et dans ces deux cas, ça n'a pas durablement et profondément ébranlé la croissance de ces pays."

Le 7 juillet 2005, une série d'attentats visant le système de transport londonien avait fait 52 morts et plus de sept cents blessés. A Madrid, en mars 2004, l'explosion de bombes dans des trains de banlieue avait fait 191 morts.

"Ce qui est important, c'est le facteur confiance"

La croissance de la zone euro est attendue à 1,6% du PIB cette année, puis à 1,8% en 2016 et 1,9% en 2017, a rappelé Pierre Moscovici. Pour la France, les estimations de la Commission tablent sur 1,1% puis 1,4% et 1,7%. "Ce qui est important c'est le facteur confiance (...) la confiance des acteurs économiques : oui, nos fondamentaux sont solides, il y a d'une part des facteurs extérieurs, les prix du pétrole qui sont extrêmement faibles, il y a une politique monétaire qui est accommodante", a-t-il souligné.

"Et puis il y a des facteurs internes, les finances publiques qui sont saines, les réformes structurelles qui commencent à payer leurs fruits", a-t-il ajouté. "Mais il faut aussi que la confiance soit psychologique. Il est très important d'avoir confiance dans ce que sont nos sociétés, des sociétés ouvertes certes mais des sociétés qui savent se protéger." 

Y.D. avec AFP