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Après ADP et la FDJ, le gouvernement pourrait engager d'autres privatisations

Bercy aurait d'autres privatisations dans ses cartons.

Bercy aurait d'autres privatisations dans ses cartons. - Loic Venance - AFP

L'État envisagerait de céder des participations qu'il détient dans Orange, PSA, Renault et Air France. Objectif: récupérer de quoi financer la reprise de la dette de la SNCF.

Après des mois de tergiversations, le gouvernement semble prêt à engager une vague de privatisations. Certaines ne font guère de doute, à l'image d'Aéroports de Paris ou la Française des jeux, la future loi Pacte devant poser les bases légales au retrait de l'État. L'énergéticien Engie devrait selon toute vraisemblance être également concerné.

Mais l'exécutif pourrait ne pas s'arrêter là. Selon Les Echos, le seuil des 10 milliards d'euros de cessions, fixé initialement pour alimenter un fonds d'innovation de rupture, pourrait être dépassé. Dans le viseur: les parts détenues dans le secteur automobile (Renault, PSA), mais aussi dans Air France-KLM ou encore dans Orange.

Récupérer de quoi financer la reprise de la dette de la SNCF

Des opérations qui pourraient intervenir d'autant pus vite que "l'État s'est engagé à reprendre 35 milliards de dette de la SNCF entre 2020 et 2022", rappelle le quotidien, pour qui, "à Bercy, on assume que des cessions seront nécessaires pour limiter l'impact de cette reprise de dette sur les finances publiques".

"La cession partielle ou totale dans les autres entreprises peut se faire à condition qu'elle soit bénéfique au développement de l'entreprise et que l'ancrage français ou européen soit garanti", ajoutent Les Echos, citant une source au ministère des Finances.

"A Bercy, on observe ainsi avec attention la montée en puissance des acteurs chinois et la tentative récente de prise de contrôle de l'électricien portugais EDP par China Three Gorges est vue comme un épouvantail", souligne le journal.

Y.D.