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Faut-il payer pour réformer?

L’Etat vient de concéder un chèque aux étudiants boursiers pour tenter de calmer l’Unef qui demande le retrait de la loi travail.

L’Etat vient de concéder un chèque aux étudiants boursiers pour tenter de calmer l’Unef qui demande le retrait de la loi travail. - BFM Business

"Ni le passage en force à l'anglaise ni le compromis social à l'allemande ne fonctionnent en France. "

L’Etat vient de lâcher un chèque aux étudiants boursiers pour tenter de calmer l’Unef qui demande toujours le retrait de la loi travail. L’exécutif va aussi faire en sorte que les chauffeurs de taxi ayant acquis leur licence puissent récupérer leur mise leur de leur départ à la retraite pour clore enfin le psychodrame taxi-VTC. D’où cette question: Faut-il payer pour réformer ?

Dans "La fin des privilèges" en 2007, Jacques Delpla et Charles Wyplosz répondent : oui. Pour réformer il y a le passage en force à l’anglaise qui ne passe pas en France, le compromis social à l’allemande qui n’existe pas dans notre pays. Donc il faut payer, tout de suite et définitivement. Les deux économistes chiffrent la remise des compteurs à zéro à 400 milliards d’euros, soit 20% de PIB Cela suppose que la promesse de départ tienne la route: qu’une économie libérée de ses rentes et de ses freins gagnera bien en croissance potentielle.

Cela suppose aussi de faire payer le consommateur ou le contribuable, notamment pour régler les intérêts de la dette levée par l’Etat pour payer les réformes. Or il n’est malheureusement pas rare que des taxes provisoires deviennent pérennes, comme la CRDS.

Nicolas Doze, édité par A.R.