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Emmanuel Macron espère 8 millions d’euros de dons

Le candidat d’En Marche ! a déjà collecté 5,1 millions d’euros, selon le Journal du dimanche. Et compte en dépenser plus du triple durant sa campagne.

Pour sa campagne, Emmanuel Macron pourra visiblement compter sur la générosité des sympathisants d’En Marche !, son mouvement lancé en avril dernier lorsqu’il était encore ministre de l’Économie. Selon le JDD, qui cite l’entourage du candidat, 5,1 millions d’euros déjà été collectés auprès de ses supporteurs.

Si deux tiers des contributions ont été inférieures à 60 euros, le réseau de l’ancien pensionnaire de la banque Rothschild a tout de même joué. "Tous les banquiers de la place ont eu droit à leur dîner ou buffet de sensibilisation", confie ainsi un donateur anonyme à l’hebdomadaire.

Emmanuel Macron compte encore sur "entre 2 et 3 millions d’ici à mi-avril", selon Sylvain Fort, l’un de ses porte-parole. C’est avec cet objectif que Christian Dargnat, ex-patron de BNP Paribas Asset, se rendra avec le candidat à Londres, Bruxelles et Berlin dans les semaines qui viennent. Car les dépenses s’accumulent: outre le loyer du QG d’En Marche (20.000 euros par mois), et le salaire d’une cinquantaine de permanents, les meetings aux allures de grand-messe ont un coût: 300.000 euros pour la réunion de la Mutualité en juillet, 350.000 lors d’un autre à la Porte de Versailles, ou encore 400.000 euros, plus récemment, à Lyon.

Un prêt de 8 millions d'euros

En outre, l’ancien ministre devrait souscrire un prêt personnel (comme tous les candidats) d’environ 8 millions d’euros. Cette somme lui sera remboursée par l’État, sauf s’il n’atteint pas la barre des 5% - un cas de figure peu probable au vu des récents sondages.

Pour rappel, les dépenses de campagne sont légalement plafonnées. En 2012, la limite était fixée à 16,8 millions d’euros pour le 1er tour et 22,5 millions pour les candidats atteignant le second tour. En ce qui concerne 2017, le ministère de l’Intérieur fixera dans les semaines à venir de nouveaux plafonds, qui ne devraient pas être sensiblement différents. L’État, de son côté, rembourse 4,75% du plafond, soit environ 800.000 euros, aux candidats n’atteignant pas les 5%. Ceux qui dépasseront ce seuil, eux, auront droit à un versement pouvant aller jusqu’à 47,5%, soit environ 8 millions d’euros. Idem pour les candidats présents au second tour, qui pourront bénéficier d’un remboursement de 10,7 millions d’euros au maximum.

Y.D.