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Embargo russe: l'Allemagne principale victime

L'Allemagne réalise 3,6% de ses exportations avec la Russie

L'Allemagne réalise 3,6% de ses exportations avec la Russie - -

L'annonce, jeudi 7 août, d'un embargo russe sur les produits alimentaires occidentaux en réponse aux sanctions européennes fait courir des risques commerciaux aux pays de l'UE, l'Allemagne en particulier. Or, elle est la locomotive économique de la zone euro.

La Russie a donc décidé, hier, "un embargo total" sur la plupart des produits alimentaires occidentaux, européens en particulier, en réponse aux sanctions de l'UE liées au dossier ukrainien.

La question qui commence à vraiment se poser est de savoir si ces sanctions pourraient pénaliser l'Allemagne, le principal moteur de la croissance en zone euro. Un moteur qui, depuis plusieurs semaines, traverse une passe un peu difficile.

Sa compétitivité légendaire marque le pas en particulier face à l' Espagne. La traduction se fait dans les chiffres avec la production industrielle qui n'a progressé au deuxième trimestre que de 03% contre 1,3% attendu. Ensuite, les commandes à l industrie reculent de 3%. Des chiffres inhabituels en Allemagne.

Les marchés dans l'incertitude

L'exposition de son économie à la Russie est certes importante, mais pas spectaculaire: 3,6% de ses exportations et 4,6% de ses importations.

Ce n'est donc pas en tant que tel un élément détérminant. Mais les sanctions russes pourraient être de nature à reporter certains contrats. En fait, cette situation plonge l'Allemagne et avec elle bien sûr la zone euro dans ce que les marchés redoutent le plus :l"incertitude.

|||sondage|||2117

Le titre de l'encadré ici

|||Les exportations françaises

La France réalise un milliard d'euros par an d'exportations agroalimentaires vers la Russie, dont 107 millions pour la viande, 101 millions pour le lait et les produits laitiers, 67 millions pour les céréales, et 27 pour les fruits. Les vins et alcools qui ne sont pas touchés par l'embargo représentent, eux, 123 millions. En partique, la filière des fruits risque d'être proportionnellement la plus pénalisée en cette période.

Jean-Baptiste Huet avec BFMBsuiness.com