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Débat présidentiel: l'affrontement de 4 credo économiques

Pour l'éditorialiste de BFM Business Nicolas Doze, le débat entre les 11 candidats a vu s'affronter quatre lignes économiques: celle qui promeut l'offre, celle qui met l'accent sur la demande, celle qui vise à taxer les riches et, enfin, celle qui fait du rejet de l'Europe la solution.

Le grand débat sur BFMTV de mardi entre les 11 candidats à l'élection présidentielle a été l'occasion pour chaque prétendant à l'Élysée d'exposer son programme économique et une certaine forme d'idéologie.

Soulignant que rien de bien nouveau n'a été appris mardi soir, l'éditorialiste de BFM Business Nicolas Doze estime que le débat a surtout mis en valeur l'affrontement de quatre grands créneaux économiques.

Le premier créneau: "Ceux qui pensent que tout viendra de l'entreprise et de la production", catégorie dans laquelle figurent François Fillon et Emmanuel Macron. Ces deux candidats prévoient des baisses de charges et une réduction de la fiscalité pour les entreprises et veulent leur permettre de décider elles-mêmes de sujets tels que le temps de travail.

L'échelle de Richter du rejet de l'Europe

Le deuxième, "ceux qui pensent que tout viendra de la consommation, de la dépense publique et de l'État". Nicolas Doze range cette fois dans ce créneau Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, et Marine Le Pen, qui prévoient d'importantes dépenses publiques et qui proposent d'augmenter le Smic de plus de 10% ou, dans le cas de Marine Le Pen, d'instaurer une prime de pouvoir d'achat pour les bas revenus.

Le troisième credo, "ceux qui pensent que tout viendra des riches et de leur argent", dans lequel figurent Nathalie Arthaud et Philippe Poutou. "On taxe les riches, on exproprie les capitalistes, on interdit les licenciements et on augmente le SMIC de 1.700 à 1.800 euros", énumère Nicolas Doze.

Dernière catégorie: "Ceux qui pensent que tout viendra du rejet de l'Europe. François Asselineau, est, pour Nicolas Doze, "niveau 7 sur l'échelle de Richter de l'euro-révulsion", répondant à n'importe quel problème par la sortie de l'Europe. Jacques Cheminade et Marine Le Pen, qui veut sortir de l'UE après l'organisation d'un référendum, sont respectivement niveau 6 et 5. Nicolas Dupont–Aignan et Jean-Luc Mélenchon occupent les niveaux 4 et 3. Enfin Benoît Hamon et Jean Lassalle, qui demande à ce que l'Europe change mais ne souhaite pas la quitter sont aux niveaux 1 et 2.

Au final, l'électeur a ainsi le choix "entre l'offre, la demande, la spoliation des richesses et le retour au franc", résume Nicolas Doze.

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