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Comment Moscovici voit la France en 2025

Pierre Moscovici et ses équipes à Bercy ont listé les défis économiques que doit relever la France d'ici 2025.

Pierre Moscovici et ses équipes à Bercy ont listé les défis économiques que doit relever la France d'ici 2025. - -

En préparation du séminaire "France 2025" de ce lundi, le ministre de l'Economie estime que la France fait face à trois périls: sa perte d'influence internationale, son vieillissement et son absence de capital massif.

En guise de rentrée gouvernementale ce lundi 19 août, François Hollande reçoit à 10 heures ses ministres, à l'Elysée, pour un séminaire consacré à "la France en 2025". Objectif de l'exécutif: dessiner la France du futur.

Chaque ministère a eu un mois pour rendre sa copie. Parmi elles, celle de Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances. Pour lui, trois périls menacent la France. Le premier est d'ordre macro-géo-économique. En clair, il consiste en une perte d'influence et un déclassement de la France notamment face au émergents.

Le second danger est démographique et social. La France vieillit, le nombre d'actifs diminue. Enfin, le dernier est un péril micro-économique et technologique. Sans accumulation massive de capital, la révolution numérique pourrait être compromise, estiment les services de Bercy.

Ne surtout pas copier l'Allemagne

Pierre Moscovici relativise toutefois. "Ces trois périls inévitables ne sont pas pour autant inéluctables", si tant est que le France soit capable de "rénover son état providence". Dans la check-list du ministre: modernisation, dématérialisation des services publics, réforme du marché du travail, allègement de la fiscalité.

Au niveau européen, le ministre de l'Economie propose de définir une politique économique commune. A noter, cette petite phrase en page 3 du document: "Prenons garde à ne pas faire l'erreur stratégique de copier le modèle allemand actuel, et de chercher à grand renfort d'argent public, à reconstruire une industrie perdue.". Bref, beaucoup d'incantations, douze ans pour les concrétiser.

Jean-Baptiste Huet