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Ce que la primaire va coûter à la droite et à ses sympathisants

François Fillon, Alain Juppé et probablement Nicolas Sarkozy seront candidats à la primaire à droite.

François Fillon, Alain Juppé et probablement Nicolas Sarkozy seront candidats à la primaire à droite. - Jean-Sébastien Evrard - AFP

Le parti Les Républicains va disposer d’un budget de 5 millions d’euros pour organiser l’élection de son candidat à l’élection présidentielle. Avec des règles désormais officiellement fixées.

Rarement le budget d’une élection n’aura fait l’objet d’une telle attention. Car l'organisation de la primaire à droite prend peu à peu forme, sous l’œil attentif des différents candidats, mais aussi des militants de l’ex-UMP récemment mis à contribution pour renflouer les caisses lors du "sarkothon".

Quelques mois et un changement de nom plus tard, le parti Les Républicains s’apprête donc à débourser quelque 5 millions d’euros pour élire son représentant à l’élection présidentielle de 2017.

Tout en espérant rentrer dans ses frais grâce à un grand nombre de votants: en élargissant la primaire au centre, les dirigeants de la droite espèrent en effet que 2 à 3 millions de sympathisants -lesquels devront s’acquitter de 2 euros par tour- se rendront aux urnes les 20 et 27 novembre 2016.

Le parti Les Républicains va donc prochainement décaisser 800.000 euros pour permettre à la "Haute-Autorité", une instance "arbitre" présidée par la juriste Anne Levade, d'orchestrer l’opération. "Les 4,2 autres millions seront versés en 2016. La Haute-Autorité pourra ainsi trouver des locaux, commencer à travailler, lancer son site internet, s'occuper des fichiers électoraux, etc." a indiqué Daniel Fasquelle, le trésorier du parti.

Un micro-parti pour recevoir l'argent

Pour recevoir et disposer de cet argent, la Haute-Autorité a créé une structure de type micro-parti, soumise aux lois sur le financement de la vie politique, a expliqué Anne Levade à l'AFP, rappelant que "la primaire du PS a coûté entre 5 et 6 millions d'euros".

Le micro-parti de la Haute-Autorité aura son propre trésorier et préparera son budget sous l'égide d'un cabinet de gestion indépendant. En cas de trop plein par rapport aux dépenses, celui-ci sera reversé sur le compte du candidat qui l'emporte et sera le candidat à la présidentielle.

Se sont déjà déclarés François Fillon, Alain Juppé, Xavier Bertrand, Hervé Mariton, Christian Estrosi et Nadine Morano. Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy ne sont pas encore officiellement candidats.

Yann Duvert avec AFP