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Carburant: les distributeurs s'engagent à répercuter au jour le jour la variation des cours du pétrole

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- - Philippe Huguen - AFP

A l'issue d'une réunion avec les professionnels du secteur, Bruno Le Maire a annoncé que les prix à la pompe baisseraient en même temps que les cours de l'or noir.

Pas sur que cela suffira à calmer la grogne des automobilistes, excédés par la hausse des prix du carburant. A l'issue d'une réunion à Bercy, les distributeurs se sont engagés à répercuter la baisse des cours du pétrole, a annoncé Bruno Le Maire ce jeudi.

"S'agissant des compagnies pétrolières, elles ont pris l'engagement de réduire leurs marges au maximum pour que là aussi les prix à la pompe soient les plus bas possibles pour les consommateurs", a précisé le ministre de l'Économie.

Le gouvernement va veiller "notamment avec la DGCCRF au respect de ces engagements par les industriels comme par les distributeurs", selon lui.

"Nous avons dit aux pétroliers de faire le maximum"

Étaient conviés à Bercy notamment, des organisations professionnelles, des opérateurs pétroliers (Total, BP, Shell...), et des représentants des grandes et moyennes surfaces (Auchan, Carrefour...).

"Nous avons dit aux pétroliers de faire le maximum pour tenir les prix", a déclaré de son côté François de Rugy. "Le groupe Total par exemple s'y est engagé et les autres suivent: (c'est) d'ores et déjà trois centimes de baisse sur les prix des carburants", selon lui.

"Je tiens néanmoins à rappeler que tout indique que les prix du pétrole resteront élevés dans les mois qui viennent et les années qui viennent", a insisté Bruno Le Maire. Tandis que le gouvernement entend "poursuivre et accélérer la transition énergétique de la France", a-t-il souligné.

Les professionnels ont de leur côté insisté sur le fait qu'ils répercutaient déjà les baisses des cours. "Intermarché suit les variations de prix à l'achat en temps réel, sans différer les baisses ni retarder les hausses", a par exemple fait valoir le groupe de distribution dans un communiqué.

"La marge nette finale des station-services c'est 1 centime par litre. Donc c'est difficile de faire plus", a de son côté réagi Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), à la sortie de la réunion à Bercy.

Y.D. avec AFP