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Bruno Bonnell: "Il y a un concentré de jus de cerveau dans l'Assemblée qui est extraordinaire"

Bruno Bonnell estime qu'une rupture politique est en cours

Bruno Bonnell estime qu'une rupture politique est en cours - BFM Business

L'entrepreneur et désormais député du Rhône est revenu sur BFM Business sur ses débuts à l'Assemblée nationale. Il est convaincu que la nouvelle culture dans l'hémicycle va aboutir à une rupture de la politique actuelle.

Les débuts ont été mouvementés à l'Assemblée nationale. La séance de nomination aux postes clés de l'hémicycle, qui avait duré à peine 5 minutes en 2012, s'est éternisée. En cause, la désignation des questeurs, ces députés qui en quelque sorte occupent le rôle de directeurs financiers, en s'assurant que le budget de l'Assemblée est bien tenu. Sur ces trois postes, un doit revenir à l'opposition.

Or, le troisième poste a été obtenu non pas par Éric Ciotti, le candidat des Républicains (LR), principal parti d'opposition, mais par Thierry Solère, chef de file du groupe LR-UDI dissidents appelé "les constructifs", qui entend accompagner "les bonnes mesures" d'Emmanuel Macron.

"Une vraie modernisation de l'Assemblée"

Invité de BFM Business ce jeudi, le célèbre entrepreneur et désormais député La République En Marche du Rhône Bruno Bonnell a rappelé qu'"ils (les "constructifs", NDLR) se définissent eux dans l'opposition. En étant constructifs, certes. D'ailleurs c'est plutôt intéressant de voir qu'aujourd'hui il y a une opposition qui veut essayer de travailler plutôt que de se mettre en posture. Je pense que c'est une vraie modernisation de l'Assemblée.

Avant de clore le débat: "L'important c'est qu'il y ait une conclusion, on en est sorti et maintenant on va pouvoir commencer à bosser".

Bruno Bonnell a ensuite donné ses impressions sur ses premiers pas à l'Assemblée. "Il y a deux choses à l'Assemblée. Il y a le côté sacralisé de l'Assemblée, c'est une institution de la République fondamentale et moi qui ne porte jamais de cravate, là j'en porte une. C'est un symbole récent", a-t-il confié.

"Une rupture"

"Après, il y a la partie fonctionnelle. Et il y a désormais des jeunes personnes qui arrivent et une dynamique qui s'est créée tout comme une culture de société civile qui forcément auront un impact à l'Assemblée", a-t-il poursuivi.

Bruno Bonnell a néanmoins regretté que la séance d'hier ait duré "de 15h à 1h30 et on recommence à 8h30 ce matin". "Cette mécanique (de vote à l'Assemblée, ndlr) il faut qu'on l'apprenne, qu'on l'assimile et petit à petit on va arriver à dire 'attendez, là on va peut-être optimiser, voir comment ça peut bouger'", considère-t-il.

Et Bruno Bonnell de se réjouir: "Vous avez aujourd'hui un concentré de jus de cerveau dans l'Assemblée qui est extraordinaire et bien sûr cela va changer les choses en France".

"Il y aura des ratés, des transitions, des moments où ça ne va pas. Mais c'est aussi vrai dans les entreprises ou les familles. Et je suis sûr qu'il va y avoir une rupture avec la politique traditionnelle", a-t-il conclu.

J.M.