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Brexit : échec des négociations entre Theresa May et Jeremy Corbyn

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- - BEN STANSALL, OLI SCARFF / AFP

Les travaillistes ont rompu les pourparlers sur le Brexit avec la Première ministre britannique, sommée par son parti de préparer son départ dès juin.

Ce sont « six semaines perdues » alors que « l'incertitude paralyse notre économie ». Voilà comment le patronat britannique a accueilli la rupture des discussions entre le gouvernement conservateur et les travaillistes.

« autorité érodée »

Des discussions qui sont « allées aussi loin que possible » compte tenu de « la faiblesse et de l'instabilité croissantes » du gouvernement écrit Jeremy Corbyn dans une lettre adressée à Theresa May. Pour le dirigeant travailliste, « l’autorité érodée » de la cheffe du gouvernement, poussée vers la sortie par son propre camp, remet en cause sa capacité à « concrétiser tout engagement » pris au cours des pourparlers.

La future ex-cheffe du gouvernement impute, elle, l'échec des négociations aux Travaillistes, qui « ne savent pas s'ils souhaitent concrétiser le Brexit ou organiser un second référendum pour l'empêcher », a-t-elle déclaré lors d’un déplacement ce vendredi.

Les négociations ont surtout achoppé sur le dossier douanier : le Labour prônait le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière, quand Theresa May avait promis d’en sortir, afin de permettre au Royaume-Uni de mener une politique commerciale indépendante de l'UE et d’aller négocier des accords en solo avec les pays tiers.

Theresa May sur le départ

La Première ministre va en tout cas organiser, début juin, un nouveau vote sur le Brexit au parlement. Que le texte soit adopté ou rejeté, Theresa May devra partir. Jeudi, elle a été sommée au cours d'une réunion avec le « comité 1922 », responsable de l'organisation des Tories, de « convenir » dès juin « d'un calendrier pour l'élection d'un nouveau chef du parti conservateur », selon le président du comité Graham Brady. Mais le Royaume-Uni ne sait toujours pas quand ni comment il va sortir de l'UE.

Delphine Liou avec AFP