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Assurance-Chômage : « Pas de meilleure solution que le bonus-malus » 

Édouard Philippe., Premier ministre.

Édouard Philippe., Premier ministre. - Alain Jocard - AFP

Le Premier ministre Edouard Philippe a donné une conférence de presse depuis Matignon pour évoquer la réforme de l’Assurance-chômage, prévue au printemps prochain.

Après la fin des négociations entre les partenaires sociaux, l’exécutif reprend la main sur l’Assurance-chômage. Depuis Matignon, le Premier ministre Edouard Philippe est ainsi revenu sur les principaux points qui ont rendu les discussions impossibles entre les syndicats et le patronat. En premier lieu, le principe de bonus-malus sur les contrats courts, qui permettrait de privilégier les entreprises plus favorables aux CDI, au détriments de celles qui useraient des CDD. Malgré l’opposition catégorique du MEDEF ou encore de la CPME, le gouvernement continue d’insister sur cette piste. « Personne ne nous a proposé à ce stade une meilleure solution que celle du bonus-malus », a souligné Edouard Philippe, soulignant que la mesure est donc toujours « sur la table. »

De la même façon, le chef du gouvernement a estimé qu’il fallait « revoir notre système qui permet d'obtenir des niveaux d'indemnisation, pour des salaires élevés, trois fois supérieurs à ce qui se passe chez nos voisins. » Cette fois, ce sont les syndicats qui sont opposés à la dégressivité des allocations. En revanche, « la question de la gouvernance de l'Unédic » ne sera pas remise en question par la réforme.

En clair, la réforme, prévue pour le printemps avec un décret à l’été, gardera le même objectif : 3 à 3,9 milliards d'euros d’économies sur trois ans. Cette semaine, la ministre du Travail lancera de larges concertations avec les partenaires sociaux. Avec une différence notable, par rapport aux négociations précédentes : le gouvernement aura le dernier mot en cas de mésententes.