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Après deux rentrées sociales ratées, Emmanuel Macron n'a plus le droit à l'erreur cette année

Après la longue crise des "gilets jaunes", Emmanuel Macron est attendu au tournant en cette rentrée 2019.

Pourquoi cette rentrée sociale se révèle si tendue pour le chef de l’Etat français? Pour Emmanuel Lechypre, journaliste pour BFM Business, c'est parce qu’"Emmanuel Macron a raté ses deux premières rentrées sociales".

Et de poursuivre : "Cela a obéré sa capacité à réformer. En 2017, d’un côté il baisse la fiscalité sur le capital, il réforme l’ISF, il libéralise le marché du travail. De l’autre, il baisse les aides au logement, il augmente la CSG. C’est là que se forge son image de président des riches et qu’il décroche dans l’opinion pour la première fois".

Acte II du quinquennat

Un an plus tard, en septembre 2018, le chef de l’Etat tient compte de ses erreurs et décide de diminuer par exemple la taxe d’habitation, de faire un geste en faveur des retraités.

Sauf que, précise Emmnuel Lechypre, Emmanuel Macron ne voit à ce moment-là pas venir un problème majeur. A savoir : l’augmentation de la fiscalité sur les carburants (2 milliards d’euros). "Les gilets jaunes lui explosent à la figure", pointe le journaliste. "Là il n’a pas intérêt à se louper s’il veut réussir l’acte II de son quinquennat. C’est là-dessus qu’il va être jugé. Or, il y un certain nombre de dossiers piégeux". A commencer par la réforme des retraites.

Julie Cohen-Heurton