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Coronavirus: redémarrage progressif de l'usine de traitement de déchets nucléaire de La Hague

Cette reprise d'activité impose "un effectif supplémentaire de l'ordre de 200 personnes nécessaires au redémarrage", précise Orano

Cette reprise d'activité impose "un effectif supplémentaire de l'ordre de 200 personnes nécessaires au redémarrage", précise Orano - Charly Triballeau - AFP

Une unité de production de traitement des déchets nucléaires du groupe Orano à La Hague (Manche) a repris partiellement ses activités lundi, a-t-on appris auprès de l'entreprise. La CGT critique cette décision.

Mercredi dernier, à l'occasion d'un Conseil social et économique (CSE), "on a annoncé le redémarrage progressif de l'activité avec le redémarrage de l'UP 3 (unité de production, ndlr)", a déclaré à l'AFP une porte-parole du groupe Orano, confirmant une information de Ouest-France. Lors de l'annonce du confinement en France en mars, "on avait mis en suspens une partie de l'activité", selon la même source.

Cette reprise d'activité impose "un effectif supplémentaire de l'ordre de 200 personnes nécessaires au redémarrage", a précisé la société. Avant le redémarrage, il y avait entre 1.000 et 1.200 personnes présentes en tout sur un cycle de travail de 24H.

"On maintient largement le dispositif de télétravail" pour de nombreux salariés, a-t-on dit de même source, précisant que la société emploie environ 5.000 personnes. 

La CGT critique cette décision

Chaque salarié qui rentre sur le site est doté de deux masques chirurgicaux et son port est obligatoire sur l'ensemble du temps de travail. "Et on applique évidemment les règles de distanciation" sur le site, a également précisé la société.

Dans un communiqué diffusé vendredi, la CGT a critiqué cette décision. "Les dirigeants d'Orano La Hague, toujours plus haut, toujours plus forts, organisent le redémarrage des usines alors que le déconfinement n'a pas été autorisé!"

Au sein des activités nucléaires, l'usine Orano la Hague assure les premières étapes des opérations permettant le recyclage des combustibles nucléaires déchargés des réacteurs. Ils contiennent 96 % de matières pouvant être réutilisées pour fabriquer de nouveaux combustibles et produire de l’électricité, selon le site internet du groupe.

P.S. avec AFP