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Vendanges 2018: vers une hausse de 25% de la production

Les vendanges 2018 s'annoncent excellentes. (image d'illustration)

Les vendanges 2018 s'annoncent excellentes. (image d'illustration) - Georges Gobet - AFP

En 2018, la production viticole devrait se situer entre 46 et 48 millions d'hectolitres. Soit une hausse de 25% par rapport à 2017, pire année pour le secteur depuis 1945.

Les premières estimations du ministère de l'Agriculture ont de quoi rassurer les vignerons et viticulteurs. L'Agreste -le bureau des statistiques du ministère- estime que la production viticole se situera entre 46 et 48 millions d'hectolitres cette année. Des prévisions qui ne prennent pas en compte les événements susceptibles de survenir après la mi-juillet et d'influer sur la récolte finale. 

Si l'on retient une estimation de 46,8 millions d'hectolitres, la récolte viticole 2018 serait supérieure de plus de 25% à celle de 2017 (37,2 millions d'hectolitres), affectée par le gel et la sécheresse, et de 7% à la moyenne des 5 dernières années. Elle pourrait renouer avec les niveaux des récoltes 2014 et 2015.

Depuis le printemps 2018, le mildiou s'est installé dans l'ensemble des bassins viticoles. Il est particulièrement virulent dans les bassins de la façade atlantique et de la Méditerranée, où il entraîne des pertes de récolte. Cette maladie a été favorisée par la succession d'épisodes pluvio-orageux récurrents et de températures élevées jusqu'en juin 2018.

2018, une année précoce

Pour autant, la situation dans la majeure partie des vignobles reste favorable à la production. Les grappes sont nombreuses. Grâce aux précipitations, la végétation est en forte croissance. Au 1er juillet, la réserve en eau des sols est excédentaire par rapport à la moyenne sur 30 ans.

Dans le Bordelais, la grêle du printemps a touché 7.500 hectares à des degrés divers. Mais le climat plus sec de début juillet enraye la progression du mildiou qui menaçait. La production serait supérieure à celle de 2017, sévèrement touchée par le gel. Les surfaces en AOP progresseraient de près de 500 hectares.

L'année 2018 fait partie des années les plus précoces, sans atteindre, pour l'heure, le niveau de précocité exceptionnel de 2017. Ainsi, en Champagne, grâce aux températures élevées, le vignoble présente 15 jours d'avance par rapport à la moyenne décennale.

A.M. avec AFP