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Un laboratoire devra payer 25 millions d'euros pour "dénigrement" de générique

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- - Gatis Gribusts - Flickr - CC

Janssen France et sa maison-mère, l'américain Johnson et Johnson, ont été condamnés à 25 millions d'euros d'amende pour avoir dénigré un médicament générique fabriqué par un concurrent.

L'Autorité de la concurrence a sanctionné le laboratoire pharmaceutique Janssen France et sa maison-mère américaine Johnson and Johnson à hauteur de 25 millions d'euros pour "dénigrement" de médicament générique à partir de 2007, a annoncé mercredi l'institution.

Janssen France est intervenu auprès de l'AFSSAPS (ancêtre de l'Agence nationale de sécurité du médicament) et auprès des professionnels de santé pour "empêch(er) puis limit(er) le développement des médicaments génériques de Durogésic", un antalgique qu'il commercialisait, selon l'Autorité.

Cette procédure découle d'une plainte engagée par le laboratoire Ratiopharm (racheté par Teva).

Un retard de commercialisation d'un an

En octobre 2007, la Commission européenne avait approuvé la demande de "reconnaissance mutuelle" engagée par Ratiopharm et obligeant les pays européens à délivrer une autorisation de mise sur le marché nationale du générique dans les 30 jours.

Janssen était alors intervenu auprès de l'AFSSAPS afin de convaincre l'autorité de santé de "refuser l'octroi au niveau national du statut de génériques aux spécialités concurrentes de Durogésic", détaille l'Autorité dans un communiqué. Cette action a abouti à retarder l'autorisation d'un an.

La filiale de Johnson and Johnson a ensuite organisé une action de "dénigrement de taille massive", afin d'encourager les professionnels de santé à prescrire ou à dispenser le Durogésic au détriment des génériques, selon l'Autorité de la concurrence.

Pour cela, le laboratoire a utilisé "un discours trompeur de nature à instiller le doute", notamment "en déformant" la portée d'une mise en garde que l'AFSSAPS avait énoncé vis-à-vis des génériques, a estimé l'instance.

N.G. avec AFP