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Seita va fermer la dernière grande usine française de cigarettes

Seita va cesser ses activités de production en France continentale.

Seita va cesser ses activités de production en France continentale. - Jean-Sébastien Evrard - AFP

La filiale du cigarettier britannique Imperial Tobacco a annoncé mardi la fermeture prochaine de son usine de Riom, dans le Puy-de-Dôme, et d'un centre de recherche dans le Loiret. Plus de 300 postes sont menacés.

Seita, filiale française du cigarettier britannique Imperial Tobacco, a annoncé ce mardi la fermeture de son site de production de Riom (239 postes, Puy-de-Dôme) et du centre de recherche de Fleury-les-Aubrais (87 postes, Loiret). Et à partir du "second semestre 2017".

L'entreprise "s'engage dans une phase de recherche intensive de repreneurs pour ces sites en privilégiant des solutions de reconversion susceptibles d'assurer la viabilité des sites et d'offrir des perspectives d'emploi", a précisé Seita dans un communiqué à l'AFP.

"Confronté à la chute continue de ses ventes dans ses principaux marchés et à la forte baisse de production qui en résulte, Imperial Tobacco est contraint d'adapter son outil industriel pour sauvegarder sa compétitivité", explique Seita, rappelant que l'industrie du tabac subit de plein fouet les conséquences "des législations européennes anti-tabac qui ne cessent de se durcir".

Fort déclin des ventes de tabac

Le déclin de la consommation de tabac est, selon Seita, "durable et structurel en Europe: entre 2002 et 2015, le nombre de fumeurs a diminué de 37%. En France, sur la même période, les achats de tabac ont chuté de 44%", poursuit le communiqué.

Cette baisse structurelle des volumes "crée des surcapacités de production massives, les usines européennes du groupe n'étant exploitées qu'à 50% de leur potentiel depuis 2013", assure Seita.

"Consciente de ses responsabilités sur le plan humain et social, Seita s'engage dès à présent dans un processus de recherche de repreneurs pour les sites de Riom et de Fleury-les-Aubrais. La procédure officielle de consultation des instances représentatives du personnel sur le projet de cessation des sites ne sera engagée qu'à compter du mois de mars 2017. La recherche de repreneurs sera poursuivie pendant l'ensemble de cette procédure, soit, au total, une durée pratiquement deux fois supérieure à celle prévue par la Loi Florange".

Y.D. avec AFP