BFM Business

Santé: un rapport préconise la fin des "numerus clausus"

Les pharmaciens pourraient être concernés par la fin des quotas d'étudiants.

Les pharmaciens pourraient être concernés par la fin des quotas d'étudiants. - -

Un rapport confidentiel de l'Inspection générale des finances préconise la suppression du quota d'étudiants déterminé à l'avance, selon l'AFP ce vendredi 1er août. Toutes les professions réglementées dans le domaine de la santé, hormis les médecins seraient concernées.

Le rapport, confidentiel même s'il avait déjà fuité, pourrait donner lieu à une rentrée explosive pour le gouvernement. Elaboré par l'Inspection générale des finances et consacré aux désormais fameuses "professions réglementées", celui-ci préconise en effet de ne plus restreindre l'accès d'étudiants aux professions de la santé, sauf pour les médecins généralistes et spécialistes.

Pour les masseurs-kinésithérapeutes, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers et les pharmaciens d'officine, ce rapport gardé au secret par le gouvernement depuis mars 2013 et que l'AFP a pu consulter préconise une "suppression du numerus clausus", c'est-à-dire d'un quota d'étudiants déterminé à l'avance, et l'organisation en France d'une "formation plus ouverte".

Faire baisser les prix

L'IGF, un corps d'élite de la haute fonction publique, estime que pour ces professions, auxquelles elle adjoint celle de vétérinaire, "la durée d'études qui ne dépasse généralement pas six ans, laisse aux étudiants une visibilité suffisante" et "permet que la planification sanitaire soit régulée par les niveaux de remboursement des frais médicaux".

En clair, contrairement aux médecins spécialistes et généralistes engagés dans de longues études, coûteuses pour l'Etat, rien ne justifie de réduire a priori le nombre des étudiants pour les autres professions de santé, surtout que ces quotas sont de fait contournés par l'arrivée de diplômés d'autres pays, dont de nombreux Français ayant étudié en Belgique, Espagne ou Roumanie, et dont les formations sont reconnues.

C'est notamment sur la base de ce texte que le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg veut présenter à la rentrée une loi destinée à déréglementer certains secteurs, pour accroître la concurrence, faire baisser les prix et donc améliorer le pouvoir d'achat.

Y. D .avec AFP